‹ La bataille de SalamineChapitre 259 sur 325 · Hauvette, op. cil., p · texte numérisé non relu

Hauvette, op. cil., p

appuyant leur front d'un lôlé à Salamine, de l'autre au livage de rAlli(juo, alors que ce riva^^e étail occupé par les Perses? Cependant, Diodore, malgré sa crainte de voir les ailes débordées, expose la ligne grecque, qu'il a jetée entre Salamine et Héraclion, à une attaque, par derrière, des deux cents navires que lui-même avait postés dans les eaux du détroit de Mégare. La flotte grecque, déjà aux prises avec la flotle entrée par les issues méridionales, serait ainsi prise, pour ainsi dire, entre deux ('[)crons. Elle ne serait donc pas seulement menacée de voir débordée son aile gauclie, qui ne pouvait pas s'appuyer sur la côte occupée par l'armée ennemie, mais aussi, elle serait menacée sur ses derrières où deux heures de vogue suffisaient pour porter contre elle les forces imposantes placées par Diodore sur le détroit nord-ouest. Les considérations de quelquesuns, sur la probabilité d'une entrée de vaisseaux perses par le détroit nord-ouost, pour participer à la bataille, font dire à Borckcnbagen ' : « Xousnous contentons d'indiquer que la division qui se mettait en route après minuit faisait jusqu'au malin un chemin de 30 milles marins := oi kil. à travers des eaux inconnues et difficiles. Avec les ressources primitives de la navigation du temps, c'était quelque chose d'impossible pour un nombre de navires considérable », et il ajoute : « Dans son intéressant essai, Le combat naval de Salamine ', Ad. Bauer démontre, que l'entreprise était inexécutable, par un exemple historique. D'après Xénoj)hon ' Alcibiade aurait dû avoir besoin, pour une marche de oO kil., d'une nuit entière et du jour suivant, — et cela avec la petite force de quatre-vingt six navires. Ici on n'avait pas à disposer de la moitié de ce temps pour un nombre double de bateaux ».

Je ne crois pas que ce seraient ces difficultés qui auraient empêché la division perse tic se poiter d'abord au détroit du nord-ouest, et ensuite, le cas échéant, sur les deriières de la

1. Adm. IJorckcnhagen, Salamis, eine Seer/rief/sr/eschichllicke Sliidie. p. '2S.

2. Ad. Bauer, Die Seeschlacltt von Salamis (in den Jahresheften des osterroichischeii archâolofrischen Institutes in Wien, Bd. IV, 1901, S. 90 foig.].

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