Hérodote, VIII, 16. Voy. p. précédente, note :f
passes, puisqu'au commoncomeni, ils ne voyaient pas le mouvement des Grecs, couverts par Kynosoura.et qu'après, tout d'un coup, ils les virent se présenter devant eux, v/.'s,y:n~.; lov:/ '. C'est, parmi |)lLisieurs autres, une erreur qui a pris pied dans les considi'ralions ordinaires concernant les faits qui nous occupent. Celui qui se trouve entre Psyttalie et Kéramos, voit très bien ce qui se passe dans le détroit, jusqu'au Péraraa et l'île de Saint-Georges; jusqu'à Arapis même rien n'obstrue sa vue. D'ailleurs, les Perses se trouvaient sur les bords du détroit, de Ivéramos à Aegaléos; Xerxès lui-même était au pied de ce mont, et déjà le jour éclairait le champ d'action. Du sommet même de Psyttalie, plus haut que Kynosoura, on voit tout mouvement qui se produit dans le détroit. Le mot £x.iâvE^;, s'il ne veut pas dire que les Grecs se détachèrent du rivage, sortirent de l'ombre de la côte, ont apparu, n'est que de la poésie. Busolt - et Wecklein % ont réfuté l'avis de Loeschke, qu'avant la bataille, les Grecs qui se trouvaient cachés par Kynosoura se présentèrent ensuite soudainement à l'ennemi. Busolt fait observer avec raison que si les Barbares avaient attendu sur l'issue méridionale du détroit, ils auraient vu d'abord l'aile gauche grecque se déployer. Dans les Perses au contraiie et d'nprès le récit du courrier perse, c'était la droite qui ouvrait la marche, tô oeq-.ôv ukv -gôîtov t-j-y.y-iù; ■r^-vzl-o xÉpa; xôo-|ji.w % ce qui n'est pas d'accord avec l'avis de Loeschke.
Wecklein ^ ne croit pas qu'il faut avoir beaucoup de confiance dans les mots d'Eschyle : 6ow; oè Tzyy-zt^ y,t7.v £x.œav£^; [of.y. Eschyle, poète, décrit la bataille un peu par intuition [anschaii-
1. Wecklein et Raase ne veulent pas prendre le mot d'Eschyle au sens littéral. 11 aurait plutôt voulu diie « Tout d'un coup ils furent là, en face l'un de l'autre ■>.
2. Busolt, Griechische Geschic/ite, Band il. Gotha, 189o, p. 701.
3. Wecklein, Sitzungsbcrichtc der philosophisch-philologischen und der historiscben Klasse der k. bayerischen .Vkademie der Wissenchaften zu Miinchon, 1892, S. 2 folg. : Themistokles und die Seesc/ilac/U bei Salamis.