‹ La bataille de SalamineChapitre 269 sur 325 · Thucydide, II · texte numérisé non relu

Thucydide, II

3. Id. 1, 74 : £v Tô) TTcvo). Cf. Diodore, XI, 13. Eschyle, 416. Hérodote, VIII, 60.

4. Hérodote, Vlll, 88 : Çijirota, ôpâ? 'ApTc|j.'.5ÎT|V w; si àywvfîjexa'. xal vsa twv •7:oÀ£ij.{ti)v xxtéSu jî ;

5. Id. ibid. : xxi toùî œiva'. sasstoî xo èT.'.ar\\i.ow tt)î v£tb; £-::'.TTatj.Évo'j;.

cI'Acgaléos, c'est-à-dire dans le détroit, el sous l'Aegaléos môme. Autrement, si ces événements se passaient à côté ou au delà de Psyttalie, non seulement les distances seraient trop grandes, mais aussi les lignes grecques chassant devant elles les liavhares entre Kéramos et Kynosoura auraient barré la vue des lignes perses poussées hors des passes. Si la tlotte perse n'était pas entrée dans le détroit, mais avait combattu entre Psyttalie et Kéramos, le grand roi aurait eu devant lui la flotte grecque lui tournant le dos, et il n'aurait aperçu que de très loin ses propres navires qui, eux aussi auraient été dans l'impossibilité de le voir, la vue interceptée par les lignes grecques devant eux. Le ch. VIII, 90 d'Hérodote alors, d'après lequel legrand roi, assis au pied d'Aegaléos, en face de Salamine, suivait les actes de ses friérarques et les secrétaires enregistraient leurs noms et leurs villes, n'aurait aucune application de même que le ch. VIII, 86, d'après lequel ils combattirent sous ses yeux.

Si à présent nous voulions faire concorder quelques points des récits d'Hérodote avec les dispositions prises par les Hottes, d'après Diodore et même d'après Eschyle, maintes difficultés surgiraient. Les triérarques hellènes, au moment d'engager l'action, font scier aux chiourmes el reculent. Le mouvement rétrograde fut si prononcé que plusieurs li'ières, dit Hérodote, talonnaient déjà sur la côte '. La tradition veut même que la reculade ait été telle qu'Athéna^ perdant patience, intervient : « Jusqu'où, ù Atliéniens. allez-vous reculer? ». Si donc cette reculade avait été telle, nécessairement les deux ailes grecques se seraient détachées respectivement de Kéramos et de Kynosoura. Que serait-il advenu alors de la ligne grecque restée en l'air? Les lignes perses, en débouchant de tout leur élan de l'issue, auraient pressé la ligne grecque de toute leur vigueur, et la succession des lignes perses, après avoir dépassé le goulet, aurait eu la faculté de s'étendre de deux côtés et d'envelopper la flotte grecque aux prises déjà avec la première ligne perse. En outre, si plusieurs des trières grecques qui avaient reculé, talonnaient déjà sur la côte, et si d'autre part, nous admettons

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