‹ La bataille de SalamineChapitre 281 sur 325 · Iléroilote, Vlll · texte numérisé non relu

Iléroilote, Vlll

mais comment? Du sud, les navires perses d'arrièrc-gardc continuent à se précipiter pour prendre pari au combat, et ne font "qu^obslrucr les issues. On se rappelle que la gauche n'a pas eu le lémps d'entrer toute enlièrc; que, si sa première partie, les Ioniens, est entrée, la seconde, l'année carienne, n'avait pas encore pénétré dans le détroit et la confusion était au comble. Il ne reliait d'autre |iarti à la Iriôro de la reine que de passer sur le corps des navires amis ou périr sous les coups de la trière aliiéniennc, qui lui donnait la chasse. La reine se décide alors à diriger son éperon contre le vaisseau de Damasithyme, roi de Knlynda de ('ai'io, qui lui obstruait la voie, ennemi personnel, à ce qu'on disait, de la reine, ayant eu des démêlés avec elle, lors du passage de l'Ilellespont '. Elle attaque donc et coule l'infortuné roilelct, ce qui amène le triéi'arque athénien, Aminias de Pallène, qui se portait conlrc elle, à rebrousser chemin et à chercher un nouvel adversaire, prenant la réalc d "A licarnasse pour une trière hellène ou poui' une trière barbare en train de d('serter les lignes ennemies. Ainsi la reine s'échappe à Phalère. Aminias perdait de la sorte le prix de dix mille drachmes olfert par la ville pour la capture de cette femme ([ui osait, comme autrefois les Amazones, faire l'alfront à Athènes de marcher contre elle. Dans l'entourage du roi cependant, on avait reconnu le guidon de la reine et on se répandait en éloges sur le beau fait d'armes de riiéroïne". On avait pris le navire du roi Damasithyme pour une trière de la droite hellène. TouLJ'elïort des. Grecs c sl. donc porté maintenant vers le sud et on^jeut s'imaginer ce qui se [^assajilors entre Aegaléos et^ les passes méridionales du détroit, les Athéniens courant du nord vers le sud, poussant devant eux les Phéniciens et le centre, (jui, en pleine déioule, et atîolés de terreur cherchaient ji s'échapper par lesjssiuîsjLc Kynosou ri^ c i'p !!?}:( Ldie. Mais ces issues étaient presqug fermées de la manière que l'on saîïT parles navires perses restés dehors ërqul, nageant avec furie, voulaient pénétrer. Les lignes des lomens sont brisées à leur

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