‹ La bataille de SalamineChapitre 298 sur 325 · Hérodote, Vlll, 12i · texte numérisé non relu

Hérodote, Vlll, 12i

3. On en Iroiive l'écho jusque chez k-s lloiuaiiis, disciples des Grecs, el Lucain a soin denridiir son vers du souvenir de Salauiine. Vliaisale. III, 181-i83>.

nombreux monuments commémorèrent-ils le grand événement.

Les générations postérieures vénéraient dans des sanctuaires

éjc\'és par la piété nationale, les monuments ou les reliques ayant trait à la^ bataille, et admiraient des trophées rappelant la gloire des ancêtres, tels que le siège de Xerxès, ou l'acinaque de Mardonius. Du temps de Pausanias, tout cela existait encore. L'auteur de PenVyesw parle aussi des restes des temples incendiés par les troupes perses ', auxquels maintes légendes s'attachaient, propres à attiser le patriotisme; d'autres légendes circulaient autour de monuments et prouvaient l'attachement général à ce souvenir qui exaltait toutes les imaginations. D'après ces légendes, l'Odéon de Périclès imitait la forme de la tente de Xerxès, et ses colonnes intérieures soutenant le toit, provenaient des mais de navires pris aux Phéniciens; les hautsreliefs d'un des portiques de V Agora de Trézène, représentaient les femmes et les enfants d'Athènes réfugiés dans cette ville lors de la seconde guerre médique. Longtemps après la bataille de Salamine, on érigeait encore des monuments, comme ce portique de Sparte, décrit par Pausanias, aux colonnes portant des statues représentant des Perses, Mardonius et la reine d'IIalicarnasse, et qui datait peut-être d'une époque postérieure au v" siècle. De tous ces monuments et de toutes ces offrandes, Hérodote ne parle pas, et peut-être ils n'existaient pas encore de son temps. Hérodote ne parle pas non plus de l'érection d'un trophée, dû ce tropaeon confirmant la déroute de l'ennemi, que les Grecs n'oubliaient jamais d'ériger sur Je lieu oij avait été livrée jine^bataille^ et qu'ils n'auraient pas omis d'élever à Salamine en consécration d'un si grand succès; et en effet, il y en a eu un. Pausanias en parle, il en cite même un second sur Psy Italie ". Mais est-ce le lendemain de la victoire que ce tropaeon fut érigé, ou est-ce un monument commémoratif que plus tard le patriotisme athénien a élevé à la gloire des défenseurs du pays? Thucydide et Xénophon ne racontent presque pas une bataille décisive sans

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