‹ La bataille de SalamineChapitre 299 sur 325 · Pausanias, I · texte numérisé non relu

Pausanias, I

mentionner le trophée qui a étt', aussitôt après, élevé par le vainqueur; parfois môme, ils parlent de deux trophées, à l'issue d'un engagement indécis, les deux côtés prétendant à la victoire. Hérodote, lui, ne parhi jamais de Iropaeon, et il est tout à fait curieux de la part d'un esprit comme Hérodote, de parler de la statue comniémorative de Delphes, des étoiles éginètes, de trois trières prisonnières offertes aux dieux, et de ne pas dire un mot du tropaeon qui confirmait la victoire. Quoi qu'il en soit, c'est à ce trophée que plus tard les éphèhes allaient tous les ans sur des vaisseaux pour fêter l'anniversaire de la grande bataille '. D'autres fclcs encore, ayant trait à la journée de Salamine étaient les AiàvTs-.a en l'honneur d'Ajax, qui a aidé les Grecs dans la bataille, et les fêtes de Munychie, le 16 Munychion ".

Enfin, le nombre des souvenirs et des monuments commémoratifs de la bataille de Salamine fut considérable, et parmi les victoires des temps modernes, on ne trouverait guère que la bataille de Lépante à lui comparer. Pour elle aussi, toute grande ville sise dans les états de la Sainte Ligue, voulut se faire une gloire en élevant un monument ou en acquérant un souvenir de la grande bataille qui a sauvé la chrétienté ^

Avec la renaissance de l'hellénismej avec la civilisation définitivement retleurie sur les bords de la Méditerranée, Ijes regards se portèrent de nouveau ^;^rs Jes exploits des ancêtres qui sont au seuil d'une nouvelle vie, dont l'humanité profite et profitera encore. L'art rendu à la vie s'est inspiré des souvenirs classiques. Grâce à son auréole poétique, à la grandeur de la lutte

1. .V. Duniont, Essai sur VEphébie allique, l. H, VI, 11 : âvi \r.\iosv/ ii /ai] £-'. Tçiô~-xi[o-/ vcai) à'6v7tv [t]w Ail tw T[po-]aî(i).

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