I.i., Ibid., t. Il, Vlll,o3, et VI
j. On peut voir encore île ces souvenirs, en fresques ou sur toiles, à Uoaie, au palais des ducs de Colonna, à la Sala Uegia du Vatican, à Gaète, à Venise, dans le palais des doges, à Barcelone, à Salamanque. Une église dédiée à Notre-Dauie des Victoires, élevée par les combattants eux-mêmes à Céphalonic, tomba en ruines et il n'en reste qu'un tableau de la bataille conservé dans le musée des .Vntiquités Chrélicnnos l'i .Vtliéncs, un lion, ornement de poupe d'une galère grecque de la bataille de Lépante se trouve dans la résidence de Komoutos à Zantc.
et à la noblesse de la cause, aux fiers aphlaslcs et aux beaux guerriers, aux couleurs enchanteresses de la nature grecque qui encadrent ce drame émouvant, la bataille de Salaminc ne cesse pas d'intéresser l'art, et d'engendrer des chefs-d'œuvre. Plus d^m peintre moderne exerça son pinceau à faire revivre l'admirable scène, et s'cfîorça de représenter la sanglante rencontre. La grande toile qui couvre nn des murs de la salle des fcles du Maximilianeum, dans la ville si hellénisante de Munich, est de toute beauté, bille est de Kaulbach. Le peintre a fait dominer toute la scène par les ligures des deux grands acteurs du drame, Xerxès et Thémistocle, mais surtout par celle de Théniistocle, qu'il sut délacher avec un art parfait de la foule des combattants, et monlrer comme le symbole vivant de la défense suprême du pays, au secours duquel accourent déjà les divinités du ciel. C'est de la belle poésie, et c'est là sans doute le pinceau d'un puissant maître. La critique cependant fut trop sévère pour ce tableau '. VAlc a été jusqu'à en induiie (jue la représentalion d'une bataille navale sur toile est impossible. En effet, si l'on voulait établir un jianneau décoratif en guise de plan topographique, on n'y arriverait guère. Laissons donc les ai-tistes à leurs caprices et à leur libeité, et efibrçons-nous de les comprendre et de vivre (juehpies moments de la lumière dont ils vivent.
Heaucoiip plus soucieuse de la vérit(> liislori(]ue, très consciencieuse en ce qui concerne le détail du na\ire, est la toile du <> Miisro Xaval » de Madi'id ; mais cell(> (|ui représente vraiment une rencontre des polyrèmcs dans une étreinte suprême de fureur et de destruction, c'est le panneau du peintre grec Volonakis, actuellement dans le ministère de la marine à Athènes. Volonakis n'avait pas une juste idée de la marine ancienne ; on ne lui en tiendra pas ligueur. Ayant lu Plutanpie, il oppose les navires grecs, qu'il s'ellbrce de peindre autant que possible comme trières, à de colossales jonques à avirons, sur l'une desquelles il eut hicluii-munlc idée de représenter la reine d'Ilalicarnasse, belle et cruelle dictant des ordres de mort à ses