‹ La bataille de SalamineChapitre 304 sur 325 · Théophrasle, Hist. Plant., V · texte numérisé non relu

Théophrasle, Hist. Plant., V

:3. Id., ibid., v. 16. Iliade, \U, o. G. Odyssée, Vil, 171. 172: XV, 289, 290. Pline, XVI, 39 (76), 195, 40 (76), 201, 202.

bable que les anciens se soient servis des procèdes de conservation des bois comme le mailletage ou le créosotage. Bien improbaljle aussi qu'ils se soient servis de bois mieux résistants que les bois dKurope, comme le bois de teck, et pourlanf, chose étonnante, le navire d'AntikyIhéra parait avoir été construit d'un bois tout à fait semblable au bois Guayaquil ', sans fibres, de TAméiiquc centrale. Ces bois mieux résistants étaient ignorés des cinciens, comme on peut l'apprendre de Théophraste '. Toutefois le père de la phytologie admet des bois incorruptibles, à-ra-r;, relativement sans doute, comme le cyprès, le cèdre, l'ébène, le lotos, le ttjçôç, l'olivier. Les bois en usage dans les constructions navales antiques étaient ordinairement, pour les trières, le pin et le sapin. D'après Slral)on, le bois de construction navale qui provenait de Cilicie, était surtout le cèdre, résistant et durable '. (^e ([u'iiérodole dit de l'épine, h.y./Hv.'* ne se rapporte pas aux trières, mais aux grands navires marchands.

Les vaisseaux de Tyr étaient construits de sapin de Sanir, leurs mats, de cèdre du Liban, les rames, de chêne de Vassan, et les bancs des rameurs, de bois précieux de Chypre, de buis, incrusté d'ivoire '.

Végèce '' nous indique les bois généralement employés pour la construction des navires dans l'antiquité : « ex cupresso et pinu domestica sive silvestri et abiete praecipue liburna contexitur ». Souvent la charpente était en osier et on la recouvrait d'une solide épaisseur de cuir. Ce n'était pas l'habitude chez les Grecs du v' siècle. Quant aux objets en fer, plongés dans l'eau de mer, ils sont rapidement attaqués à la surface ' ; cette action extéi-ieure connue de tous, se manifeste

1. Voir, de lauteur de cet ouvrage, Pagea d'archéologie navale, Athènes, 1910, p. 24,

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