Thucydide, I
3. Id., 21. Thucydide dit lui-même: «Les houmies ont une tendance constante à regarder la guerre dans laquelle ils sont engagés comme la plus importante de toutes, » et on sait ([uil fut un des généraux do i.t guerre du Péloponùsc.
4. IMutarque, Thémist., 15 : Tr,v xaÀir.v éxctvr.v vial TrîpiêÔT.tov àpâfiEvo: v{xT,v,r,; o'jÔ' l'.A/>T,7iv, ojtî jîapSxpoiî svâXtov è'pyov jipyajTa'. ^«auLTtpùxepov, ivopiqt ;jièv xa; -TTpoO'j-
célébrer le beau vieux temps des victoires et des grands hommes pour relever le senlimenl national ou flalter l'orgueil et flétrir les mauvais jours de la iiuerre du Péloponèse. Dans Lysistrata, le chœur des Lacédémoniens chaule la louaugc d'Artémision et des Thermopyles ' ; dans les Clipvaliers -, Aristophane parle do la « muraille de bois » qui sauva Athènes, et il glorifie ceux qui ont usé leurs membres sur les bancs de rameurs ii Sala mine '. Dans les Giu'pes, il a les plus belles paroles pour les gloires des guerres médiques *.
Le moude moderne lui-même reconnaît dans ces lointains événements le salul de la civilisation, qu'il a héritée et qu'il a faite sienne. C'est vraiment un fait d'importance capitale dans l'histoire de la civilisation. Mais aussi, en dehors de ses résultats historiques, la grandeur de l'action militaire n'est pas à méconnaître. Les faits de la guerre du Péloponèse sont à la vérité beaucoup plus nombreux, la lutte âpre et prolongée, mais les faits militaires ou maritimes, fut-ce Ârginuses ou Aegos-Potamos, pris isolément, sont moins importants qu'une bataille de Platées ou une bataille de Salamine.
On ne saurait donc être assez sceptique devant l'opinion de l'historien de la guerre du Péloponèse qui, témoin et acteur de ce déchirant mais grandiose spectacle d'une lutte interminable, subit l'impression de son temps, et mit l'agitation destructive de la guerre fratricide au-dessus de l'élan créateur des guerres héroïques contre l'invasion barbare.
\. Aristophane, Lys., 1241 et s,