‹ La bataille de SalamineChapitre 44 sur 325 · I. Ilcroiiotf, VIII · texte numérisé non relu

I. Ilcroiiotf, VIII

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qui, pour les en faire sortir, propose latlaque de la flotte perse dans les bases mêmes de son action '. Et il y a pis encore. Tandis que les Perses se préparent à passer en Europe et que le grand roi est à Ahydos, les probules de la Grèce réunis à l'Isthme forcent Thémistocle à sortir de la flotte, à se mettre à la tète d'une forte armée d'hoplites et à se porter, avec le général Spartiate Evenetos, dans la vallée de Tempe pour fermer, croyait-on, aux Perses, la porte de la Thessalie, On s'aperçoit heureusement à temps, — et le roi de Macédoine Alexandre, fils dAmyntas -, nest pas un des derniers à le signaler aux alliés, — du caractère précaire de cette disposition; car non seulement il y a d'autres entrées en Thessalie, à l'ouest de l'Olympe, dans la* vallée du Titarésios, en amont du Pénée, mais encore l'adversaire, maître de la mer, pourrait, par un débarquement à Pagasa:*, prendre à revers les gardiens du pas de Tempe. Thémistocle et Evenetos se retirent donc en hâte, et désormais le théâtre des opérations de la seconde guerre médique se trouve confiné entre l'Isthme et le golfe Saronique au sud, les Thermopyles et l'Artémision au nord, ces quatre points reliés entre eux par une double voie maritime et terrestre. C'est d'un côté le long couloir d'Euripe et de Maliaque, de l'autre, la route stratégique qui longe le pied des monts Géraniens pour aller, par Mégare et le col du Cithéron, aboutir au lac Copaïs, en pleine Grèce continentale, et de là à la corniche Est du mont (Eta, laquelle devait rendre à jamais célèbre l'héroïsme Spartiate. La me^r reprend ainsi ses droits dans les conciliabules des stratèges de la ligue et les trières aux J)ecs d'airain volent vers le cap Artémision. Mais, répétons-le encore, ce jui peut compenser le désarroi dans le haut commandement, c'est la qualité de la troupe, de longue main entraînée. L'àme de la trière est une élite d'épibates, rompus au métier des armes, d'une parfaite éducation militaire et civile, formés dans ces admirables gymnases qui avaient pour mission

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