Voir Vegèce, V. Prol. el ch
jy OBJET DE CE TKAVAIL
tudes ; évoquer l'image des flottes des Grecs et du grand roi, composées de pareilles unités; se rendre compte de leurs méthodes, de leur tactique, de leur mode de coopération avec les armées de terre, dont si souvent il est question chez les historiens grecs; de la stratégie enfin, qui mena les adversaires à cette suprême rencontre dans les eaux de l'île de Télamon et d'Ajax.
Cette manière de voir, il est vrai, contribuera à étendre le cadre d'un tra\ail déjà assez large de lui-même; mais c'est indispensable. En effet, on ne saurait comprendre grand chose de ce drame militaire, si on ne le faisait pas précéder des éclaircissements nécessaires sur ce que furent la guerre maritime et les armées navales à l'époque de la bataille deSalamine.
La solution préalable de ces questions nous permettra de classer, par ordre de valeur ', nos sources si différemment jugées. Cela nous paraît indispensable pour asseoir notre étude sur des fondements solides; et il n'y en a pas d'autres que les témoignages écrits, légués par Tantiquité. En s'éloignant d'eux on risque fort de tomber dans des errements susceptibles de porter le plus sensible préjudice ;i la vérité historique. C'est souvent le point faible des techniciens qui se font forts de résoudre, par leurs propres moyens, quelques-uns des problèmes qui occupent les historiens désireux de faire la lumière sur ce lointain passé et d'en rectifier les images en remplaçant les traits faux par des traits exacts. Le mépris des textes peut mener loin. Toutefois il est possible de profiter largement de l'expérience professionnelle en ce qui concerne les lois immuables qui régissent l'action sur mer et dans une ambiance aussi spéciale que celle de la vie maritime. H faut
1. C'est la méthode que nous avons, dans l'exposé qu'on verra plus loin, pr^-férée à l'ordre chronologique, pour l'examen des documents relatifs à notre sujet. ~