Démosthène, Discours sur la Cliersonèse
dans les flottes de bâtimenls à rames, par un vent faible, la | nage devenant très fatigante dans les longues traversées '. Il faut prendre bonne note de la crainte qu'inspiraient à la trière les grands vents, ainsi que de la manière très exclusive avec laquelle elle se fiait à la rame, dans les combats.
Nous n'avons pas à reprendre ici les discussions sur l'organisation delà vogue dans les trières. Les preuves de la superposition des rangs de rameurs dans la marine militaire des anciens sont nombreuses et très concluantes.
On admet généralement '" que les rameurs d'une trière, — sous leur dénomination collective TÔ spsTixov, la chiourme^ — étaient placés sur trois rangs, que ces trois rangs s'étageaient à des hauteurs différentes et que ces rangs n'étaient pas séparés par un plancher horizontal, car il était indispensable aux rameurs de voir le kéleuste, xsÀsucy-rriç, le chef de la vogue. S'il en est ainsi pour les cataphractes, il en est de môme, à plus forte raison, £our les trières non pontées. Cette disposition peut se concilier avec ce que nous connaissons de la structure et de l'aménagement de la trière, qui, mue par des rameurs ainsi placés, est capable de se comporter comme celles que les historiens grecs nous font voir en activité. Le bas-relief de l'Acropole peut nous aider à comprendre la disposition des rameurs n'importe dans quelle sorte de trière. Le soin avec lequel l'artiste a reproduit sur le marbre les détails de la charpente, démontre ses connaissances exactes dans la matière.
M. Raoul Lemaître, dans une élude parue il y a quelques années \ réussit à en déduire des données très concluantes