‹ La bataille de SalamineChapitre 62 sur 325 · Voy. le Lexique i la fia tic ce volume · texte numérisé non relu

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C'est dans cet espace restreint qu'il faut faire entrer toute la chiourme, trois rangs de chaque côté, six rangs de rameurs en tout. La trière n'était que muscles.

Les avirons sortaient du navire par des saborda qu'à tort M. Lemaître qualifie^ de larges, entraîné par le scoliaste d'Aristophane qui s'imaginait de grandes ouvertures par lesquelles on passait les rames pour nager. Les dimensions de ces trous, au contraire, étaient telles qu'elles permettaient juste à la rame de j)asser. Ces trous étaient ingénieusement protégés par les ào-xûjjLata, sacs de cuir adaptés par une extrémité au sabord, et de l'autre serrant la hampe de l'aviron, empêchant ainsi la lame de pénétrer dans le navire ' ; les avirons thranites passaient au-dessus du plat-bord.

cul PE VERTICALE D UNE TRIERE

Ainsi, ré(iuipage était un peu à l'étroit dans ce navire. Xénophon nous l'affirme : « Pourquoi, dans une trière chargée d'hommes, les matelots ne se g(>ncnt-ils pas les uns les autres, si ce n'est parce que chacun d'eux est assis en ordre, se couche en ordre sur sa rame, la tire en ordre, s'embarque et débarque avec ordre? » - Mais de quelle manière cette chiourme disposée en rangs serrés et superposés dans la ti'ière voguait-elle? La restitution de la vogue, grâce aux documents, n'est pas impossible. Moins dure sans doute que celle des galères, cette vogue ne laisse pas toutefois d'être une besogne assez rude. Aristophane dans les Grenouilles (3) nous en donne

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