‹ La bataille de SalamineChapitre 63 sur 325 · Grenouilles ^\SQ, 197, 201 et suiv · texte numérisé non relu

Grenouilles ^\SQ, 197, 201 et suiv

l'image d'une manière plaisante, mais exacte. Bien que les personnages se trouvent sur une simple barque, c'est la vogue des trières quAristophane veut représenter, comme Cartault le pense bien '. Les rameurs assis, les pieds arc-boutés, les bras étendus en avant, rextrémifé inférieure de la rame ramenée en arrière, attendaient le commandement pour la plonger dans l'eau. Le kéleuste alors commande : y.âh'.'Ç k-l /.tô-r.vl aux avirons ! Mains en avant, et étends les bras ! Silence, et rame fort ! Puis il fait signe aux flûtes, aux -:v.T.paj/.£u, d'entonner la cadence, et met en branle le larros, l'ensemble des rames, la palamante, comme on disait dans les galères, par le cri u Oh, hop 1 hop I » 11 fait arrêter la vogue par le cri w -aCiî, stop! ou tout simplement w, o-l

Pour accélérer, le /.saîjtty^; commande ioc'.os ! ^ appuie, Varranca! du comite-réal dans les galères. Alors les rameurs labourent plus profondément la mer, ou battent à coups précipités les flots en faisant jaillir bruyamment des gerbes d'écume ; c'était ce qu'on appelait le pôQwv, nage bruyante et pressée, par laquelle on cherchait à s'imposer à F ennemi^ surtout quand celui-ci occupait une cote pour s'opposer à un débarquement. On en voit un tableau saisissant chez Thucydide ' qui, en même temps, reproduit les paroles du stratège Démosthène aux soldats athéniens, rompus aux choses de la mer, et que le po^'.ov n'aurait pu effrayer. C'est pendant cette vogue accélérée que la chiourme criait le pu-a-a". et le 'ioz'j'' cris propres à exciter, s-'.cpOsvjjLaTa x.co-r./.aT'.xà, et rythmer la cadence. L'air de flûte joué par les Tp',r,pa'jÀ£'.; s'appelait -h Tp'.r.s'.y.ôv '" .

Le propulseur puissant, que constituaient 174 rames, imprimait à la trière un e Yilesse considérable. Mais il faut nettement distinguer, comme dans la marine des galères, entre vogue de

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