Xénophon, Econom., 8, 8. Anab
:{. Gr.'iser, Dos model, voy. planche représentaiil lo iiuuièle.
côle, mouillait une ou deux ancres de lavant i)Our rectifier sa position. L'ancre de la trière serait peut-^tre le plus anciennement une sùvT], pierre de fond ou pierre-amarre, mais de bonne heure aussi uneypaûa-t.;, la première ancre vérilable présentant quatre bras verticillés autour de la verge ', le tout semblable aux grappins d'aujourd'hui. Cependant l'ancre hjas ne paraît pas inconnue. Les ancres que nous voyons sur les monuments figurés ont une grande analogie avec l'ancre moderne, toutefois le jas y est représenté dans le même plan que les bras. Il ne sutlit pas qu'une ancre soit pourvue de jas; si le jas n'est pas dans un plan perpendiculaire à celui desbras, il perd toute utilité, et il ne peut contraindre l'anci'e à mordre le fond par un de ses becs. Mais on pourrait objecter peut-être que le graveur, soit par ignorance, soit pour des raisons artistiques a représenté ainsi lancre ; car en réalité il n'y aurait pas lieu d'ajouter à lancre un jas, si cette barre ne devait pas avoir un but pratique.
Pendant une campagne, guidés par des routiers rédigés «of hoc, qui s'appelaient a-Taû'.aa-jjiô; et top'Itzao'j;, les navarques assignaient les endroits propices pour tirer à sec les vaisseaux sur un rivage à pente douce et sablée, et à proximité d'une source d'eau potable ' ; cela une fois au moins par jour. Quelquefois on amarrait, mais très rarement on mouillait au large. C'était là une exception que les auteurs n'oublient pas de mentionner ^ Ce mode de mouillage d'ailleurs créait trop d'embarras à des navires qui ne possédaient pas d'embarcation, et de gêne à des équipages immobilisés, faute d'espace, durant de longues heures sur leurs bancs '".
1. Xpaûa'.;, de /piu, j'elîleure, de ce que le grappin ne fait qu'ératler.
2. A consulter sur ces intéressants siijcls le précis de Breitsiiiff, l'Arl nautique dans l'Anliquité, trad. fr. J. Vars, solidement basé sur les documents anciens.
3. Dem., c. PolycL, p. 1213 : àvayxaïov ?;; êiz' ifAÛpoL^ i-Koaxkzûziw "zYy vjxxa [xeTsojpou;, Hérod., Vil, 188, à propos du naufrage de Sépias : aî jièv St, r.pûi-cx: TÔiv veôiv i.'jp[X£Ov zpô; y/,, à'XXai S'en" àyx'jpiwv • a ta yip toû a'. yiaXoij sôvto; où (jLsyiXo'J. Egalement VI 12, to ),o'.~ôv tt,; T,a£pT,; ta; vs'a; l/£ax.s iz' àyxupèwv.
4. Un petit canot, un yuu-yon, (Hait remorqué par chaque grand navire marchand (v. AcI. Aposl., XXVIII, 16, 30, 32), comme on peut le voir sur des bas-
74 LA SECONDE (U'EKHH MEUIQL'E
D'après los lnscrij)tions Navalrs ' lo poids (rune ancro de Irièro était seulement do 45 mines, soit 19 kgs 647 gr. '-. Ce poids insignifiant montre assez combien ce navire était peu fait pour mouiller autrement qu'en louchant la côte. La prudence recommandait, au cas où la trière ne serait pas traînée à sec sur le sable, quelle fût du moins amarrée de manière à y être vivement hissée en cas d'alerte, ou si la mer venait à se démonter. « On a prévenu la tempête en tirant à sec les navires » : « EsOrjTav tÔv y£i[ji.(ôva àvaa-Tiàa'avTc^ 'h.;, via^ » ^. Le mot TToutj.vr.a-î.a, amarres, retenant le vaisseau par la poupe \ indique que les anciens attachaient le navire par l'arrière '. En accostant de la sorte, les trières d'abord pouvaient amarrer à n'importe quel rivage, la poupe étant relevée et eiileurant à peine l'eau, tandis que la proue à éperon plongeait un peu plus. Disposées d'ailleurs de cette manière, elles pouvaient appareiller immédiatement et fondre sur l'ennemi. A l'ordinaire, l'équipage débarquait pour manger et dormir. « On prit le repas du matin à Carteries et on alla souper aux Arginuses » ^ Une fois la chiourme assise sur les bancs, et le reste de l'équipage ayant occupé son poste, il n'y avait pas place pour un seul homme de plus. En un mot, la trière n'était
reliefs qui nous ont été conservés, et aussi par les navires de guerre dans la marine romaine, marine de pentères ; mais dans la marine grecque il ne parait pas y avoir des embarcations à cet ellet. La trière, en navire subtil qii'il était, n'aurait pu emporter sur des porte-manteaux, ni même à la remorque, d'assez grandes chaloupes pour débarquer et rembarquer en peu de temps ses deux cents hommes d'équipage. On attachait aux escadres une sorte de pinasse, servant aux généraux et qu'on appelait ù-iiT,pcTtxôî xéXTic; (Xénoph., Hellen.), comme si nous disions yole de service. C'est le seul genre de forte embarcation que nous voyons accompagner les flottes de trières.
1. "E». 'Aoy. Inscr., 3122, col. 2, I, 83 : ifxûpix; Tiôfipâî aTa9;j.ôv [ivai AA...