‹ La bataille de SalamineChapitre 66 sur 325 · Cartault, op. cit., page · texte numérisé non relu

Cartault, op. cit., page

5. Les trières étaient armées de plusieurs amarres, ordinairement quatre. "EfTijA. 'Ap/. Inscr., 3145, col. 6, I, 21 : Syoïvia • 'Axpo Tepqt èiriyya IIM... Nau- •/ p â T i S i ÈTtîyja llll.

6. Thucydide, Vlit, 101; autres expressions analogue», Xénophon, Hell., l, 6, Thucydide, Vlil, 26.

pas assez vaste pour qu'on pût y vivre à l'aise. Môme en présence d'adversaires dangereux, les vaisseaux restaient vides. A la première alerle, ils se remplissaient; mais à peine le danger semblail-il écarté, tout le monde sautait à terre. C'est ainsi que les choses se passaient au siège de Syracuse, où l'on était bien près de l'adversaire ; pourquoi dès lors se seraientelles passées différemment à Salamine?

La faiblesse dos apparaux de mouillage de la trière et ses habitudes de phoque, nous voulons dire ses fréquentes escalades de la grève pour se reposer sur la côte, sont la cause de ce paradoxe que nous rencontrons si souvent chez Hérodote, l'emploi de termes empruntés au vocabulaire de l'armée de terre, pour désigner certaines actions de la Hotte. Ainsi grand usage de « camper » là où l'on s'attendait à voir « mouiller » ; c'est que la flotte réellement campait sur le rivage. L'armée navale perse, attendant le roi en marche vers la Grèce, campe entre Axios et Therma '. L'armée navale grecque bivouaque et campe à Arlemision '.

Le Corinthien Ariston, fils de Pyrichos, marin consommé, sut lirer de cette dépendance quasi absolue de la terre, où se trouvait le navire de guerre ancien, tout le profit possible. Comme les équipages étaient obligés de débarquer pour dîner en face même de l'ennemi, malgré les alertes de tous les instants, il fait descendre toutes les cantines, tout le marché de Syracuse au bord de la mer. Epibates et rameurs sautant à terre, dînent près de leurs trières; ils embarquent de suite et vont attaquer les Athéniens qui, dispersés déjà loin de leurs navires, s'occupent de la préparation du repas. Surpris de la sorte, ils courent vers les navires et combattent, à jeun et de mauvaise humeur ^ dans un combat que les Syracusains tâchent

1. Hérodote, Vil, 12i : '0 ;j.âv ôr, va'-T'.y.o; ttoxtô; aÙToO t.î^: 'A:iov T:oTaa6v v.al irôXiv f)c'p]j.v xal Ta; 'iîziVj r.ôXz'.- to'Jtwv -sp'.aévojv tov Saa'.Xéa è'S-zp y.-zo~z- S £ -j s T 0 .

2. Hérodote, Vlli, 9 : aixo'j à Artémision) [Aefvavxa; vial a j a: aOivrx;. et VII 182: TaOxa o'. "EX)>t,vc; ol £-' ApTîa'.TÛ.) tt p a xo -s ô ê-j ô |Xc v o :.

Page 1