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Thucydide, VII, :J9, iO

7G LA SECONDE CIERRE MEDIOIE

de prolonger par defeinles rotrailes, pour abattre les Athéniens par la faim. Nous savons par Hérodote que quelques instants encore avant rengagement de Salamine, ïhémistocle harangue les épibates à terre, puis leur ordonne d'emi3arquer. Ce n'est pas là une exception, mais une rèi;lc qui nest pas omise par l'auteur d'un écrit de la bibliothèque Âmbrosionne sur la tactique navale. On dirait une copie du geste de Thémistocle à Salamine : « ... et terminant le discours par une suprême exhortation, il (le général) ordonne l'embarquement et le branle-bas de combat » '.

Toute la force de la trière était concentrée dans son éperon. Les monuments figurés, ainsi que PoUux ", nous aident à nous faire une idée exacte de l'éperon et de la proembolis, TToosaêoXU ou 7:po£[jL6ôXt.ov, petit éperon qui se trouvait en haut de létrave, comme l'éperon à sa base. Toute la structure de l'avant concourait à la solidité de l'éperon, qui faisait tellement corps avec le bâtiment, qu'on ne l'en détachait que quand le navire était démoli '\ De grandes variétés pourtant existent à ce sujet. Il ne faut pas perdre de vue que l'éperon n'est pas toujours établi à la même hauteur, ni supporté en arrière de la même façon. Déjà les navires pbéniciens et ceux d'Ionie, comme les représentations sur monnaies le démontrent ', portaient un éperon qui n'était que l'extrémité de la série horizontale des poutres qui formaient la base du navire. Dans ce cas, l'éperon plongeait dans l'eau presque tout entier. Un autre système consistait en ce que l'éperon était placé au sommet d'un angle aigu formé par la quille relevée et l'étrave inclinée en arrière, et alors quelquefois il se trouvait presque hors de l'eau, ^s'ous avons des navires phéniciens ainsi construits ^ Cet angle était encore fortifié par des préceintes qui couraient le long des flancs du

1. Millier, Fine Grieck. Schri/'t iiber Seekrieg, p. 11 : sû/f, ôè xsXî'jtaïov tov Aoyov <j'^p3.-(i<soL'/'zx TÔJv vTjÛv £7:'.6f,vai -poxpi-£iv y.al si; xiïiv roXsiJiO'j xaOijxasôai.

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