‹ La bataille de SalamineChapitre 8 sur 325 · OBJET DE CE TRAVAIL VII · texte numérisé non relu

OBJET DE CE TRAVAIL VII

manie des rames dix fois plus lourdes que les avirons dune trière; cinq, six et quelquefois sept forçats sont assis sur le mémo banc, manœuvrant la même rame. Elle n'a jamais connu les trois rangs do rameurs superposés. Ce n'est donc pas un axione, ce qu'un éminent historien naval dit : « 11 n'y a eu qu'une marine à rames; cette marine a duré quatre ou cinq mille ans. » ' A la vérité, il y en a eu plusieurs et bien distinctes, comportant des lactiques différentes. Le propulseur ne pourrait déterminer seul la forme et les méthodes d'action résultant de plusieurs facteurs. Depuis que le génie de Dupuyde Lôme a mis sur cale le premier grand bâtiment de guerre à hélice, le propulseur est le même ; cependant cinq ou six périodes d'architecture navale profondément différentes se sont rapidement succédées, vaisseau blindé, cuirassé <à réduit central, vaissceau à tourelles, pour ne pas parler des monitors, des ram^^ ou des batteries flottantes. De môme la galère, que nous connaissons jusqu'en ses moindres détails, offre très peu l'image du navire de combat des guerres du v*^ siècle. De patientes recherches, auxquelles l'érudition française ne fut pas étrangère, restituant à peu près la trière antique, ont fait justice des graves erreurs de ceux qui ont confondu les deux marines et nous ont donné l'exacte notion de la marine des temps classiques ".

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