‹ La bataille de SalamineChapitre 80 sur 325 · Boeckh, Ur/cunden., p. 111 à · texte numérisé non relu

Boeckh, Ur/cunden., p. 111 à

romaines les Classiarii milites. Déjà Hérodote a bien soin de distinguer les cpibales des matelots et du reste de l'équipage '. Eustalhe, Hésychius, Ilarpocration - nous donnent la définition exacte de l'épibale. Sur les tricros athéniennes, les épibates étaient des hoplites levés régulièrement '. Il en était de même pour toute la Grèce. Il y a beaucoup d'analogie entre ces èTrwrîw'- (jToaT',o)Ta!. et les garnisons de vaisseaux de ligne anglais du xvui" et du xix" siècles. Les épibates de renfort dans les trières barbares, mentionnés par Hérodote, n'avaient leur raison que dans l'infériorité du guerrier asiatique, en face de l'hoplite. On a voulu y remédier par le nombie et ils ont créé une difficulté pour la manœuvre.

IJoeckh fait remarquer * que plus Fart nautique se perfectionnait, plus le nombre des soldats mariniers diminuait. Cependant, malgré ce que dit Thucydide ' qui, à propos du combat de Sybola, où les ponts étaient chargés de combattants, qualifie de vieillie cette lactique, il paraît qu'on ne peut pas élablir une règle fixe à cet égard. La bataille même deSybota, où Corinthiens et Corcyréens se servirent d'un grand nombre d'hoplites, d'archers et d'akontistes, et cherchèrent à transformer le combat naval en quasi bataille de terre, est plus récente que la bataille de Salamine, où pourtant les Grecs avaient limité le nombre des épibates à dix-huit. Plus fard, par contre, nous en voyons souvent augmenter le nombre. C'était plutôt la nature des opérations projetées qui dictait les mesures à prendre.

Si nous admettons le chiffre de 174 pour r£p£Tt.x6v et celui

i de 18 pour les épibates, il ne reste plus que le chiffre de 8 pour

Jes matelots, même si nous ne comptons pas l'état-major.

C'est admissible ; car en cas de navigation à la voile, la

chiourme ne voguant pas, une paitie des rameurs prêtait la

main aux matelots pour le service des voiles.

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