Hérodote, VIll
2. 1(1., ibidem. Cf. VIII, 7, siii' les signau.x qui devaient annoncer à Aphètcs l'entrée dans l'Eiiripe de la division détachée autour de FEubée.
'■l. Muller, Griech. Schrifl i/her See-Krieg, p. 6. L'amiral Jurien de la Gravière ne voit pas « par quels procédés d'entente inconnus, à l'aide de quelle langue télégrapliique, ou de quels signaux généraux la flotte d'Eurjbiade et de Thémistocle réussit à former un ordre », [Lamarine des Anciens, p. 53). Après les témoignages ci-dessus on ne saurait souscrire à cette appréhension.
4. Hérodote, VII, 182 : Taûxa o'. "F.XXt.v;; o'. i-" 'ApTî;xiff(t.) ^ipx-zo-zcsnôiiv/o: Tt'jvOâvovxai — ïpà -.T'jpo'ôJv ex S-iCtâOoo.
o. Voj'. Eschyle, Ar/uineinnon, vers 1 et suiv., où le guetteur placé au haut du palais, attend les signaux do l'eu qui devaient annoncer la prise de Troie. Glytemnestre donne une description inagnilîque du procédé par lequel son époux lui annonça la prise dt; la ville de l^riam. De fanal en fanal la llauuue messagère est allée jusqu'à Argos ; de l'Ida à l.i'mnos, du sommet de cette île au mont Athos. De là la lumière, voyageant sur la surface des eaux, alla jusqu'aux montagnes de TEubée, où les gardiens ont répondu en allumant un monceau de bruyère sèche, dont la forte clarté transmit le signal an mont Cithéron. La vigie, veillant à son poste, alluma alors un fanal plus grand encore que les autres, qui, perçant les ténèbres, lança ses éclairs jus(|u'au gdlfe Saroniquo, et de cap en cap les lour-
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Aussitôt les lloltcs cnncniies en vue, on sonne le branle-bas de combat. Tous les rameurs sans exception reprennent les I rames, les mais sont baissés dans la mésodnie, lesépibates aidés de leurs servants, qui figuraient très probablement au nombre des rameurs, endossent leur cuirasse et saisissent les piques et les boucliers '. De Tordre de marche, l'armée passe. à l'ordre de combat, ordinairement de l'ordre de file à l'ordre de front. La ligne de file n'était pas la seule formation de marche dans les escadrilles de trières. Il y en avait sur plusieurs colonnes ou par pelotons. Thucydide ' offre des exemples d'ordres de marche sur quatre colonnes.
Nous avons toutes sortes de formations en tactique ancienne, mais dans toutes ces formations, l'élément essentiel, le principe immuable, c'est de présenter toujours la proue à l'ennemi, pour Ja simple raison que toute la puissance de la trière réside dans la proue, toute la faiblesse dans les flancs, où il n'y avait ni arme, ni défense, et que le propulseur fragile du navire était exposé aux attaques. Le bot suprême de la tactique navale des anciens était de faire produire à l'éperon ses redoutables effets. Uirtius ^ rapporte comment quatre seuls vaisseaux rhodiens purent affronter toute une division alexandrine en présentant toujours leur proue à l'ennemi. El il en fut ainsi de tout temps avec le bâtiment à rames. 'AvàyeLv xàç via^ èizl xipa; *, c'est l'expression d'Hérodote pour désigner l'ordre de front constitué de la manière précédente. Un marin beaucoup plus récent, mais toujours tacticien de la marine ir rames, le capitaine Pantéro-Pantéra, en son ouvrage Armata Navale '' donne les
billons de llauimc luirent enfin sur le sommet du mont Arachnè pour avertir la tour du palais des Alrides et annoncer à la reine que les Grecs étaient maîtres do Troie.
1. Hérodote, Vil, tOO : Ta; 5ê vîaq o'. vaû^pyot àvavayôvTc;... àvexû/euov, tà^ Tîptôpaç êî yry Tp£t]/av-£î.. }i.£XWT:-fi5ôv, xal èÇoTiî^fffavTeî toùî £--.6âTa; w; i; irô)v£[jLov.