Hérodote, VI
T). Je ne connais l'auteur que d'après les nombrouses citations de l'amiral Fincati. Voir Luigi Fincati, La pu'jiin Navale aiilica.
LA TACTKjLi; NAVALi: 101
lignes principales des lormations lactiques de son temps lies analogues à celles des trières. « 11 faut, dit-il, répartir la Hotte en : avant-garde, bataille, arrière-garde, réserve. L'amiral doit choisir des navires de vitesse pour les envoyer en éclaireurs ». 'J'outefois il serait à observer que celle réserve, qui réellement constitue un progrès, nous ne la rencontrons pas dans la marine antique. C'est à peine si la marine de César ' fait une exception.
L a seule différence d'agiljté entre trières, crée déjà deuxj tactiques dilTérenl es. /Vvec la subtile et meilleure marcheuse, àfAtivov TtAsouo-a, c'est le dogme du brusque passage à travers la ligne ennemie, le virement lof pour lof et l'attaque de l'adversaire choisi ; c'est ce qu'on appelait dans la marine grecque 8i.£XTcÀou; xal àvaTTpocprî \ L'emploi de cette tactique supposait Tsùpuyiopia, la haute mer. Toute contraire est la tactique! des trières, plus lourdes et moins agiles, qui recherchent les Jkï ' détroits, les criques, les bassins fermés, où le manque d'es- , ^ ^^ pace,. la o-Tevoy copia, empêche l'ennemi de profiter de son agi- ^^ lité, de sa rapidité, de ses qualités supérieures de giralion. , Toute Hotte de trières qui méconnaît ses principes, expie cruel- '; lement sa faute. Les deux tactiques sont de bonne heure en usage. Les trières chiotes à Ladé, souples et rapides, combattent par le o'.éxtcXoj; xal àvaa-Tpocp/î, comme à Rion et à Naupacte où Phormion ne voit le salut de sa Hotte manœuvrière que dans la haute mer; — «rs Pelagi, aurait dit Lucain. Par contre, à Salaminc, Phéniciens et Ioniens ayant les trières, xà^ àp!,a":a 7i).tooÙ!7a;, les meilleures marcheuses, devaient dans leur inté- ,' rôt chercher un champ d'action suffisamment vaste. Mais ils donnent dans le piège qui leur était habilement tendu, et se battent dans une arène étroite. A cette règle, il y a cependant des exceptions ; au premier combat d'Artemision, les Hellènes s'en éloignent et sortent de leur prudence habituelle ^ Thé-