J. César, De bello Alex., XIIl, XIV et s
(2) C'est la manœuvre employée par le commandant du » Ferdinand Max » Stoerneck à Lissa, fonciant sur le » He d'italia «, et qui lui a bien réussi. (1, Hérodote, Vllf, 9.
mislocle, en habile tacticien, après le terrible désastre de Sépias, dont le [dongeiir Skylliès lui rapporte les détails, et après le détachement de 200 trières ennemies autour de rp]ubée, se décide à prendre TofTensive, se portant même au large, contre des navires éprouvés, désemparés, dont leschiourmes se trouvaient accablées et décimées, par conséquent, privés de leur rapidité coutumière. D'ailleurs il devait, de toute manière, attaquer avant l'apparition, sur ses derrières, des navires perses détachés pour contourner l'Kubée. Il faut néanmoins faire observer ici que quand nous disons tiièrcs lourdes, la dénomination est tout à fait relative et que toute trière admise dans la ligne de combat était sutïisamment agile pour remplir sa tâche. Armée d'un éperon, elle se jetait comme un javelot sur ses adversaires, pour les frapper d'un coup morlel ; menacée à son tour, légère et rapide, elle échappait à leur étreinte par la vivacité de ses évolutions. De même l'étendue du champ d'opérations, Vtùouyoioia. était quelque chose de relatif et nous n'avons guère de combat en haute mer proprement dile comme du temps des voiles ou de la vapeur. Presque toutes les batailles de la marine à rames, en particulier des trières, eurent lieu dans des ports, des baies,, des détroits et toujours très près des côtes : Ladé, Salamine, Eurymédon, INau pacte, Erinéos, Syracuse, Cyzique, Kynos-Sema, Arginuses, Aegos Potamos, Tyr, Alexandrie, Actium.
La formation de combat la plus usitée dans la marine de la seconde guerre médique ' est la ligYie de front, en deux ailes et un corps de bataille, le cap toujours vers l'ennemi, la ligne mince et sans profondeur en une seule trière, les distances toujours bien gardées entre navires. Cette question des distances est vraiment très importante dans ces groupements de bâtiments à rames et à éperon. L'amiral Serre ^ exige pour une escadre de trières, franchissant sur neuf colonnes un détroit, 700 mètres, et entre chacune de ses ailes et la côte voisine, une encablure, marge à peine suffisante pour parer aux irré-