‹ La bataille de SalamineChapitre 96 sur 325 · Revice critique, 1880, t. I, p · texte numérisé non relu

Revice critique, 1880, t. I, p

'.i. Plutarque, Themisl., 7 : EJouÇtiSr,; è6o'JÀcTO tt,v xa/tsrr.v îÏto) tt,;; 'FAXiSoî xoiitsGsU i'-l'ajôat II£Xo7:ovvt',ito'j, xal tov ttî^ôv atoatôv xat; vavjL TTpoï-êpiôaXsjBa:, TtavTâTtaTiv à-pôa|j.ayov T.yoûtisvoî rr.v xaxà OâXaTtav àXxr.v paatXÉw;. Liltéralemcnt, Tov zïl^ôv uTpaxàv Taî; va-jorl ■rcpoT7:êpi6aXij9a'. : mettre autour des vaisseaux laruiée de terre. C'est-à-dire qu'Eurybiade méditait de se porter à Kenctirées sur l'isthme et de livrer bataille, appuyé sur laruiée d.' Cléombrote.

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l'Afrique, s'dcric : « lA pourquoi fuir? ne serait-il pas plus simple de nous embosscr aussi près tie terre que possible, et de nous y appuyer pour livrer combat au rivage? » '.

Ce combat au rivage ", dans les guerres des anciens, nous le rencontrons à chaque moment. Agathocle, lors de sa campagne célèbre contre Garthage, rencontré par l'ennemi en haute mer, évite le combat, qu'il ne livre qu'après avoir louché la côte africaine. Il y arrive, occupe le rivage par quelques délacheraents de fantassins, y adosse sa flotte et repousse victorieusement la flotte carthaginoise \

L'amiral Fincati, dans sa Pugna Navale Anfica \ cite, d'après Appien, un frappant exemple de combat au rivage. Caluisius touchait le rivage avec ses navires formés en demicercle dans le fond du golfe, les proues tournées vers la haute mer. Ménécrate se présente soudain, pousse sa flotte contre Caluisius et serre ses navires sur la côte. Polybe cite un cas analogue " : « Les navires enfin débarrassés, les commandants parvinrent avec beaucoup de peine à les ranger sur la côte, la proue tournée vers la haute mer. » Un autre exemple aussi frappant de combat au rivage, nous est fourni également par Appien ^ lorsqu'il nous décrit une rencontre entre Romains et Carthaginois devant la passe du port de Cothon, pendant la der-

1. Jurien de la Gravière, Les Corsaires barbaresques, p. 273.

2. Le manuscrit de Milan (p. 16) se sert d'un terme analogue : -oÔ7-;;io; ixï/t,. De ce mode de combat Xénophon, dans ses Helléniques, I, 1, 6 et 10, nous donne, à propos de la bataille navale d'Abydos, une très curieuse et vivante image. Les navires péloponésiens battus fuient vers la côte. Pharnabaze accourt à la tête de sa cavalerie. Le valeureux satrape de la Phrygie pousse ses escadrons dans l'eau jusqu'au poitrail. Avec l'arc, avec le javelot, les cavaliers perses aident les épibates lacédémoniens qui, sur leurs navires bas, s'efforcent do repousser l'ennemi qui a déjà envahi le tillac, tandis que les trières, se rangeant en ordre serré contre la terre, livraient une nouvelle bataille : « xal ô <I>apvi6a'o; -apc6or,9ci, xal ÈTiciaSaîvwv xr, 'i-i:t:«i) sic tTiV OaîXaxTav [is/p'. ôuvaxôv ^ty £[iiy£xo, xal totî àXKo'.^ toTî aÙTOÛ Iz-e-jï: xal itiÇoî; — apcXsXcûexo • uuaïpa'ïavTî; 8è xàî vaOî ol nc).o-ovvT,j;o: xal 7:ap a T X ; â H- ' "'O '■ i^ p ^ î t Ô Vô îJJLa/ovTO.

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