ES CARTES ET PLANCHES
Plandu l, FrùfUiêpiee.
Oette planche est copiée sur celle exécutée d'après te lableaa peint de Vandermenlen , qui est très^^rand et magnifique en exécution et détails.
Cette gravure fut iNéduite par L, Suragneau, i7âô, maïs h rdfour», et en même temps entourée dVnementatioiis riches par Ch. Lebrun. Ou y voit au premier plan le djic d'Orléans qui ■ commande, a?ec son escorte. Sa 'pe>i3t*ii^ ^ trouve encore bien conservée dans le grand escalier du palais de Versailles.
Planche II. Carie géographique du champ de bataille ' et de 8e& envirom (i).
Les dispositions do terrain n'y ont pas varié depuis
répoque de la balaiUe de 1677, sauf quelques moditl-
(i) D'après la carte du dipât de la ffuerré, et celle de rArron- «Itffemefil (f Hîsxebrottcfc, reproduite par M. G. Lebleu.
eatioDs pins avantageuses des coûra d'eau : ienrs bords 60ut mieux nivelés^ afin d'eu empêcher ies débordements.
Nous avons tenu surloul à y bien faire voir la posilion des divers corps d'armée k cette journée, avec leurs campements. Les régiments Iraiiçais sont eu carrés ombrés et ceux des bollandais sont en losanges non remplis- ou blancs. Les deux ruisseaux y sont exactement représentés avec leurs sinuosités et leurs ponts au moment du combat. Quant à la forêt de Clairmarais et une partie de la ville de St.-Omer, ils y ont été déplacés de leur distance exacte pour les faire voir partiellement, dans leur direction en regard avec le champ de bataille.
L'Obélisque commémoratif y est indiqué non loin de la jonction des deux ruisseaux la Peenc et la Lynche ^ parce que, dans tout. autre endroit, ce monument n'aurait pu être aperçu des routes fréquentées, et de la voie ferrée, a cause de nombreuses plantations. Du chemin de fer d'Hazebrouck à Dunkerque, on verra très-bien, par cétte indication, la partie sud-Kiuest et nord du champ de bataille, sur laquelle cette voie plane vers le septeutrion.
Planche ILl. Bataille, Cette gravure, en petit, de la bataille du val de
de Cassel, entre les l iauçai.s et les Hollandais, représente cette action au commencement de rengagement définitif, avec la posilion des divers corps d'armée des
deux côtés, en ce moment. Cette planche (i), d'après celle
(1) Nous n'avons pu la reproduire avec la grandeur de l'ori-
de I^lerc et Ertingez, qui est très-grande, reprësenl^f
en même leraps, divers épisodes de celle journée meuririèrç, aiosi que les deux campemenls, celui des Qotlandais k la rive droite de la Peene sur les haoteurs, et le campement des Français k la gauche de la Lyuckç.
On y voit, outre l eugagement du combat :
l."" À gauche, Fattaqae de l'abbaye de Noordpeene, du H avril, an matin;
â.** A droite, mais vaguement ici, >a cause de la réduction) Tatlaque des mousquetaires du roi, a pied, ayant laissé leurs chevaux derrière des plantations;
3.° La poursuite des fuyards hollandais, par le maréchal duc de Luxembourg, après la victoire remportée. Cet épisode se voit en haut et k gauche de la gravure;
4/ La place occupée d'abord par S A U. Monsieur, au centre et k la rive gauche de la Lyncke becque, le duc d'Orléans y sera désigné par la lettre l);
5. " La position du prince d Orange G, qui arrive au galop près de ses troupes de l'aile gauche de son armée; sa garde s*y débande, élant attaquée par le^ troupes du maréchal de Uumières;
6. *' Le comte de Nassau, arrivé en dernier, est avec un corps de bataille sur la hauteur du Tom. au-delk de la Peene. 11 eu descendit ensuite pour prendre part a
ginal à cause du format de la brochure. C'est la copie d*une gravure en petit, qui a été exécutée en Hollande pour le lifercurius. Les Français y sont désignés par des lettres F et les Hollandais, c'est-à-diro leurs divers corps, i>ar des //.
La plancii(:\ lli représentera en plus grandies positions des corps de bataille.
Tengagemetit général el commanda l'aile gauehe des
hollandais; le comle de Hoorne commandait l'aile droite avec le major-géûéral Yauwebbenem et le major-sergent MontpoâiltoB.
Planche IV.
Les mouiquetaires, gardes françaises» franchissant k
pied le rnissean la Lynche, Tépée à la main, après avoir laissé leurs cbevauk derrière des fermes, et attaquant les retranchements. — Episode du commencement de rengagement )t Taile droite du maréchal de Humières (i). Voir pages 28 et 29.
Planche V.
Compagnies des moîtsquetaires du Rai chargeant avec des godâmes, après être remontés h cheval. ^ Episode près
du moulin ilii cenlrc, lors du fort de la uiêlée (n). Voir page 30 et les notes.
Planche VI.
Représentation des médailles frappées à l'occasion de ce fiiit d*armes mémorable et glorieni pour la France.
L'explication en a été faite aux pages iîOot suivajites.
Obs. Nous avons ajouté dans le texte (ni) une gravure de la médaille frappée li Toccasion de la reddition de
(I) Abrégé chronologique et historique de la maison du Roi< t. II, p. 1(13.
(II) Môme ouvrage, t. II. p. 241. — Année 173i. (m) Voir au verso du feuillet iH, page U.
Sl.'Omer^ dix jours plus tard. L^armée française s'ëtant
rendue vers celle ville assiégée presque immédiatement api-ès la bataille de Cassel.
Cette médaille est de même décrite plus haut, page ii3.
Planche Vil. Plan figuratif du monument commèmoratif dant la plaine de la Peene.
L'obélisque représenté sera placé, en vue du chemin de fer, sur la partie septentriouale du champ de bataille, là où le terrain est bien ^ découvert et visible de loin.
Son emplacement projeté, qui louche, pour ainsi dire, aux deux ruisseaux^ proche de leur confluent, est dis^ tant approximativement de 160 mètres de rextrêmité inférieure de la Lyucke, de 150 mètres de la Peene, de 300 mètres de la voie ferrée, il est à 900 mètres de réglise de Noordpeene, à près de S kilomètres de Zuytpeene (étant a rextrêmité de sou territoire nord-ouest et proche de la Lyncke-becque qui sépare celui-ci de la commune de Noordpeene), et enfin k 6 kilomètres 500 mèires de Cassel.
Le soubassement de Tobélisque sera formé d'un tertre présentant quatre faces ou talus garonn^, ayant quatre mètres de largeur sur deux mètres de hauteur, dont la partie intérieure sera en maçonnerie, avec gradins, pour mieux pouvoir retenir les terres qui Tentoureront, en pente.
Des peupliers seront placés plus tard k ses angles. Une haie d'épines et un solide grillage en fer Tentouferont quand un nouvel aide pécunier nous sera arrivé.
Au sommet du «oudmemenl sera posée, une large boiê à*vm seul morceau ou, k la rigueur, de deux pièces allon^ gées et se toucbaat. Geitte grande pierre, ou i ensemble des deux, aura, sur chacun de ses côtés, deux mètres de large et même plus, et de 60 à 80 centimètres de haut.
Le piédestal, pl»cé au 4^ntre, aura un mètre 60 ceutimètres de haot^inr «l ^n poétise d0 iargeur. La base de ce piédestal aura un mètre 30 centimètres de haut. L'obélisque monolithe (ma^iiilique pierre d'un seul bloc) aura de 80 à 90 centimètres de iargeur k sa base, sur 6 mètres de hauteur.
La hauteur totale du monument, sans y comprendre le tertre, sera donc, à peu près, de 8 à 9 mètres. Le poids approximatif de Tensemble de ses pièces j)ourra être évalué à 21,000 kilogrammes euviiou, le poids de robéUsque étant de près de 9,000 iLilogr. 11 dépassait, avant d'être taillé, 1^,000 hilogrammes.
Plus d'un voyageur, ému en contemplant ce simple obélisque, pourra prononcer ces paroles d*un ami :
Salut, Val de Cassel! salut, cbatup funéraire, Calme aujourd'hui, jadis désolé par la guerre l Je bénis, en passant, ton monument pieux»
On doit toujours des morts vénérer la poussière : Je fléchis le genou devant la sainte pierre.
Qui consacre à jamais un exploit glorieux.
INSCRIPTIONS POUR LE MONUMENT COMMi^MORATlF DE LA BATAILLE DE 1677, AU VAL DE CASSEL.
Face aniérieure. — Côié iiord-est.
^ la base de Tobélisque).
PaiELiini Peenjb
AD
Gasletum,
XI APRlLtS
MDCLXXVII.
Sur le socle ou base (même lace).
kl,
DAMS CETTE PLAINE,
A ÉTÉ LIVRÉE, LE 11 AVRIL 1677, tniB BATAILLE DÉCI8ITB.