EMILE ZOLA
Le Rêve. — 1888
On vient de publier, chez Charpentier, un nouveau roman de M. Emile Zola, roman bien fait pour étonner ceux qui ont cru que l'auteur de la Terre avait fixé son champ d'observation dans le monde où l'on a vu évoluer Jésus-Christ et ses amis. Ce n'est plus en bas que M. Zola a braqué sa lorgnette, c'est en haut ; ce ne sont plus des blocs de matière qu'il a désagrégés pour en étudier la poussière, c'est l'immatériel, le mystique qui l'ont attiré et qui lui ont fait écrire un de ces livres, aujourd'hui trop rares, dont on peut dire que ce sont des œuvres dignes d'être mises dans toutes les mains.
Le Rêve, dont l'action se passe en 1860, est une idylle (|uasi biblique , une évocation du
monde des saints qui vivent dans les missels et au creux des portiques des cathédrales, une idylle pleine de charme et de puissante émotion. — Voilà, dira-t-on de ce livre, le morceau que M. Zola a exécuté pour se faire ouvrir les portes de l'Académie ! — La vérité, c'est que le germe de cette dernière œuvre était formé dans son esprit longtemps avant qu'il fût question pour lui de penser à devenir un immortel. On remarquera, du reste, que, presque régulièrement, M. Zola procède par oppositions, et que c'est de même qu'il a écrit Page d'amour après VAssommoir, le Bonheur des dames après Xana, VŒuvre après Germinal, qu'il donne aujourd'liui le Rêve après la Terre.
Angélique, l'héroïne du livre, ne ressemble à aucun autre personnage de ses romans, et c'est, je dois le dire, avec un certain étonnement que j'ai vu s'animer, sous la plume de celui qui a écrit Nana, cette charmante figure extatique et visionnaire comme Jeanne d'Arc, pure comme Virginie, amoureuse comme Juliette et innocente comme la Cécile d'il ne faut jurer de rien. La fable prend son intérêt d'intensité dans sa simplicité, et c'est de cette simplicité même que naît l'émotion que l'on conserve encore longtemps après qu'on a fermé le livre.
Une petite orpheline, enfant livrée aux hospices
qui eux-mêmes la livrent à d'étranges « éleveurs », fuit les bourreaux que l'Assistance publique lui a donnés, et, mourante de froid, est recueillie par de braves brodeurs de chasubles, dont la maison est accolée à une vieille cathédrale de petite ville. Ils soignent l'enfant, l'adoptent, l'élèvent et lui apprennent leur métier. A vivre continuellement dans l'église, à lire les vieux missels, la Légende dorée de Voragine, la jeune fille, inconsciemment, a pris l'habitude du merveilleux, elle a senti voler autour d'elle comme des visions, les miracles l'ont charmée comme des contes de fée, et son âme voyageuse semble la quitter parfois pour suivre ces saintes et ces saints jusque dans la lumière de leur gloire. De ce jour commence le rêve de la jeune fille ; elle aime un jeune artiste qu'elle ne sait pas être le fils de l'évêque. Ce dernier n'était pas né pour devenir un prélat ; il s'était marié très jeune ; sa femme était morte en donnant le jour à un fils ; c'est la douleur de l'avoir perdue, l'espèce de haine qu'il avait prise pour l'enfant cause de la mort de la mère qui l'avaient jeté dans l'Eglise ; sa haute intelligence, sa piété avaient fait le reste. Le jeune homme est cinquante fois millionnaire, et l'évêque refuse tout consentement à son union avec la jeune fille ; celle-ci, croyant toujours en son rêve, attend patiemment, mais la mort vient et l'emporte juste au moment où il est réalisé.
Voilà la trop sèche analyse d'une œuvre qui, je le répète, contient, malgré sa simplicité, les situations les plus dramatiques. Ajoutez-y la puissance de récit, de description, de relief, personnelle à M, Zola, et vous aurez idée de ce livre plein de charme, de repos, et dont les pages semblent comme éclairées de lueurs de cierges et parfumées de l'encens des autels.
Je signalerai le charmant tableau de l'enfant recueillie gelée sous le porche de la cathédrale, fouettée par la neige, où l'on voit Hubert et Hubertine, ces braves gens, servir un repas à la petite pauvresse.
Pour ne p;is la gêner, le ménage se taisait, ému de voir sa petite main trembler, au point de manquer sa bouche.
L'intérieur de la maison des brodeurs, voisine de la cathédrale qui l'abrite et semble l'écraser :
L'ombre éternelle y était pourtant très douce, tombée de la croupe géante de l'abside, une ombre religieuse, sépulcrale et pure, qui semait bon. Dans le demi-jour verdàtre, d'une calme fraîcheur, les deux tours ne laissaient descendre que les sonneries de leurs cloches. Mais la maison entière en gardait le frisson, scellée à ces vieilles pierres, fondues en elles, vivant de leur sang. Elle tressaillait aux moindres cérémonies ; les grand'messes, le grondement des orgues, la voix des chantres, jusqu'au soupir oppressé des fidèles, bourdonnaient dans chacune de ses pièces, la berçaient d'un souftle sacré, venu de l'invisible ; et, à travers le mur attiédi, parfois même semblaient fumer des vapeurs d'encens.
lîÉALIJ^TES KT NATURALISTES 115
Un charmant chapiti'e ; Angélique entre peu à peu dans sa vision :
Ce malin-là, Angélique se trouva de nouveau sous la perle Sainte-Agnès. Un faux dégel s'élait produit dans la semaine, puis le froid avait recommencé, si rude, que la neige des sculptures, à demi fondue, venait de se figer en une floraison de grappes cl d'aiguilles. C'était maintenant toute une glace, des robes transparentes, aux dentelles de verre, qui liabillaient les vierges. Dorothée tenait un flambeau dont la coulure limpide lui tombait des mains ; Cécile portait une couronne d'argent d'oij ruisselaient des perles vives ; Agathe, sur sa gorge mordue par les tenailles, était cuirassée d'une armure de cristal. Et les scènes du tymi^an, les petites vierges des voussures semblaient être ainsi, depuis des siècles, derrière les vitres et les gemmes d'une châsse géante. Agnès, elle, laissait traîner un manteau de cour, filé de lumière, brodé d'étoiles. Son agneau avait une toison de diamants, sa palme était devenue couleur de ciel. Toute la porte resplendissait, dans la pureté du grand froid.
Angélique se souvint de la nuit qu'elle avait passée là, sous la protection des vierges. Elle leva la tète et leur -ourit.
Le rêve se forme, s'accentue et, tout en travaillant, Angélique répète: — Je voudrais, je voudrais^?... — Mais que voudrais-tu ? lui demande Hubertine :
— Oh ! ce que je voudrais, ce que je voudrais, ce serait d'épouser un prince... Un prince que je n'aurais jamais vu, qui viendrait un soir, au jour tombant, me prendre par la main et m'emmener dans un palais... Et ce que je voudrais, ce serait qu'il fût très beau, très riche, oh ! le plus beau, le plus riche que la terre eût jamais porté ! Des chevaux que
lie. LA BATAILLE LITTERAIRE
j'entendrais hennir sous mes fenêtres, des pierreries dont le flot ruissellerait sur mes genoux, de l'or, une pluie, un déluge d'or, qui tomberait de mes deux mains, dès que je les ouvrirais... Et ce que je voudrais encore, ce serait que mon prince m'aimât à la folie, afin moi-même de l'aimer comme une folle. Nous serions très jeunes, très purs et très nobles, toujours, toujours !
Hélas ! tout ce rêve s'accomplira de point en point, mais à quel prix ! Les visions, ou plutôt la sensibilité d'impressions, augmentent chaque jour et animent tout à ses yeux.
Mais la cathédrale, à sa droite, la masse énorme qui bouchait le ciel, la surprenait plus encore. Cliaque malin, elle s'imaginait la voir pour la première fois, émue de sa découverte, comprenant que ces vieiilee pierres aimaient et pensaient comme elle. Cela n'était point raisonné, elle n'avait aucune science, elle s'abandonnait à l'envolée mystique de la géante, dont renfanlcmcnt avait duré trois siècles et oîi se superposaient les croyances des générations. En bas, elle était agenouillée, écrasée par la prière, avec les chapelles romanes du pourtour, aux fenêtres à plein cintre, nues, ornées seulement de simples colonneltes, sous les archivoltes. Puis elle se sen'ait soulevée, la face et les mains au ciel, avec les fenêtres ogivales de la nef, construites quatre-vingts ans plus lard, de hautes fenêtres légères, divisées par des meneaux qui portaient des arcs brisés et des roses. Puis, elle quittait le sol, ravie, toute droite, avec les contreforts et les arcs-boutants du chœur, repris et ornementés deux siècles après, en plein ilarabloiement du gothique, chargés de clochetons, d'aiguilles et de pinacles. Des gargouilles, au pied des arcs-boutants, déversaient les eaux des toitures. On avait ajouté une balus-
REALISTES ET NATURALISTES 117
trade garnie de trèfles, bordant la terrasse, sur les chapelles absidales. Le comble, également, était orné de tleurons. Et tOMl l'édifice fleurissait, à mesure qu'il se rapprochait du ciel, dans un élancement continu, délivré de l'antique terreur sacerdotale, allant se perdre au sein d'un Dieu de pardon et d'amour. Elle en avait la sensation physique, elle en était allégée et heureuse, comme d'un cantique qu'elle aurait chanté, très pur, très fin, se perdant très haut.
Une page d'idylle toute charmante se place dans un chapitre où l'on voit Angélique donner ses chaussures à une pauvresse :
Mais, à ce moment, Angélique s'aperçut qu'elle avait les pieds nus et que Félicien les voyait. Une confusion l'envahit. Elle n'osait plus bouger, certaine que, si elle se levait, il les verrait davantage. Puis elle s'alarma, perdit la tête, se mit à fuir. Dans l'herbe, ses petits pieds couraient, très blancs. La nuit s'était accrue encore, le Clos-Marie devenait un lac d'ombre, entre les grands arbres voisins et la masse noire de la cathédrale. Et il n'y avait, au ras des ténèbres du sol, que la fuite des petits pieds blancs, du blanc satiné des colombes.
Effrayée, ayant peur de l'eau, Angélique suivit la Chevrette, pour gagner la planche qui servait de pont. Mais Félicien avait coupé au travers des broussailles. Si timide jusqu'alors, il était devenu plus rouge qu'elle, à voir ses pieds blancs ; et une flamme le poussait, il aurait voulu crier la passion qui l'avait possédé tout entier dès le premier jour, dans le débordement de sa jeunesse. Puis, quand elle le frôla, il ne put que balbutier l'aveu, dont ses lèvres brûlaient :
— Je vous aime.
C'est à une grande procession qu'Hubertine
apprend, en le voyant près de l'évêque, que le prétendu artisan Félicien est son fils. La célébration du service divin est décrite de main de maître ; j'y copie ces lignes :
Maintenant, toute la cathédrale braisillait, ardente. Celle houle de cierges qui la traversait allait allumer des reflets sous les voûtes écrasées des bas-côtés, au fond des chapelles, où brillaient la vitre d'une chasse, l'or d'un tabernacle. Même, dans le pourtour de Tabside, jusque dans les cryptes sépulcrales, s'éveillaient des rayons. Le chœur flambait, avec son autel incendié, ses stalles luisantes, sa vieille grille dont les rosaces se découpaient en noir. Et l'envolée de la nef s'accusait encore, en bas les lourds piliers trapus portant les pleins cintres, en haut les faisceaux de colonneltes s'amincissant, fleurissant, parmi les arcs brisés des ogives, tout un élancement de foi et d'amoiu", qui était comme le rayonnement même de la liunière.
Le lendemain, Angélique tombe aux pie'ds de l'évêque et lui avoue son amour pour son fils. Malgré lui, le prêtre est ému de pitié un instant.
Elle l'implorait, elle courbait de nouveau le front, en le voyant si froid, toujours sans une parole, sans un geste. Ah ! cette enfant éperdue à ses pieds, cette odeur de jeunesse qui s'exhalait de sa nuque ployée devant lui ! Là, il retrouvait les petits cheveux blonds, si follement baisés autrefois. Celle dont le souvenir le torturait depuis vingt ans de pénitence, avait cette jeunesse odorante, ce col d'une fierté et d'une grâce de lis. Elle renaissait, c'était elle-même qui sauiçlotait, qui le suppliait d'être doux à la passion.
REALISTES ET NATURALISTES 119
Mais le père ambitieux pour son fils a rêvé une plus haute alliance, et c'est en disant : « Jamais ! » qu'il s'éloigne dans le silence de réglise. C'en est fait, Angélique semble avoir renoncé à tout, mais plutôt encore à la vie qu'à son rêve. Les amants se sont juré la fidélité éternelle. Chaque jour voit s'affaiblir la pauvre enfant qui, lorsque son amant vient pour l'enlever, tombe épuisée de douleur. Je passe bien des pages et j'arrive au dernier chapitre.
Angélique allait mourir. Il était dix heures, une claire matinée de la tin de l'hiver, un temps vif, avec un ciej blanc, tout égayé de soleil. Dans le grand lit royal, drapé d'une ancienne perse rose, elle ne bougeait plus, sans connaissance depuis la veille. Allongée sur le dos, ses mains d'ivoire abandonnées sur le drap, elle n'avait plus ouvert les yeux ; et son fin profil s'était aminci, sous le nimbe d'or de ses cheveux ; et on l'aurait crue morte déjà, sans le tout petit souffle de ses lèvres.
La veille, Angélique s'était confessée et avait communié, se sentant très mal. Le bon abbé Cornille, vers trois heures, lui avait apporté le saint viatique. Puis, dans la soirée, comme la mort la glaçait peu à peu, un grand désir lui était venu de l'extréme-onclion, la médecine céleste, insinuée pour la guérison de l'àme et du corps.
Au lieu du vieux prêtre attendu, c'était Monseigneur qui entrait. Monseigneur en rochet de dentelle, ayant l'étole violette et portant le vaisseau d'argent, oii se trouvaien l'huile des infirmes, bénite par lui-même le jeudi saint. Ses yeux d'aigle restaient fixes, sa belle face pâle, sous les épaisses boucles de ses cheveux blancs, gardait une majesté.
— Si Dieu veut, je veux ! a dit l'évêque à Son fils en venant chez la mourante. Le cérémonial de la remise des Sacrements est étonnant de vérité, d'émotion et de détails terrifiants. Toutes les formules sont dites :
Ameti ! répondit l'abbé.
Mais, quaud ils essayèrent d'ouvi'ir la main d'Angélique et de la serrer autour du cierge, la main inerte retomba sur la poitrine.
Alors, Monseigneur fut saisi d'un grand tremblement. C'était l'émolion, longtemps combattue, qui débordait en lui, emportant les dernières rigidités du sacerdoce. Il Pavait aimée, cette ctifanl, du jour où elle était venue sangloter à ses gcMioux. A celte heure, elle était pitoyable, avec cette pâleur du tombeau, d'une beauté si douloureuse, qu'il ne tournait plus les regards vers le lit, sans que son cœur, secrètement, fût noyé de chagrin. Il cessait de se contenir, deux grosses larmes gonflèrent ses paupières, coulèrent sur SCS joues. Elle ne pouvait pas mourir ainsi, il était vaincu par son charme dans la mort.
Et Monseigneur, se rappelant les miracles de sa race, ce pouvoir que le ciel lui avait donné de guérir, songea que Dieu sans doute attendait .son consentement de père. Il invoqua sainte Agnès, devant la(]uelle tous les siens avaient fait leurs dévotions, et comme Jean V d'Hautecœur allant prier au chevet des pestiférés et les baiser, il pria, il baisa Angélique sur la bouche. ■
— Si Dieu veut, je veux.
Tout de suite, Angélique ouvrit les paupières. Elle le regardait sans surprise, éveillée de son long évanouissement; et ses lèvres, tièdes du baiser, souriaient. C'étaient des choses qui devaient se réaliser, peut-être sortait-elle de les rêver une seule fois encore, trouvant très simple que Mon-
REALISTES ET NATURALISTES 121
seigneur fùl là, pour la tiancer à son fils, puisque l'heure était arrivée enfin. D'elle-même, elle se mit sur son séant, au milieu du grand lit royal.
L'évêque, ayant dans les yeux la clarté du prodige, répéta la formule :
— Accipe lampadem ardeniem...
— Amen, répondit l'abbé.
Angélique avait pris le cierge allumé, et d'une main ferme, elle le tenait droit. La vie était revenue, la tlamme brûlait très claire, chassant les esprits de la nuit.
Toute la scène se maintient à cette hauteur, et c'est certainement une des plus belles parties du livre. Je passe rapidement sur des pages que je voudrais citer. Le mariage est résolu, la célébration en est magnifiquement décrite ; Angélique vit enfin dans son rêve, mais elle lui sourit avec douceur sans être étonnée de le voir se réaliser ; les saintes de la Légende dorée ne s'étonnaient pas non plus ! Le service divin est terminé, on va se diriger vers cet hôtel princier où l'attend sa chambre de noces, toute de soie blanche.
Une suffocation l'arrêta, puis elle eut la force de faire quelques pas encore. Son regard avait rencontré Panneau passé à sou doigt, elle souriait de ce lien éternel. Alors, au seuil de la grand'porte, en haut des marches qui descendaient sur la place, elle chancela. N'était-elle pas allée jusqu'au bout du bonheur ? >«'était-ce pas là que la joie d'être finissait "? Elle se haussa d'un dernier eftbrt, elle mit sa bouche sur la bouche de Félicien. Et, dans ce baiser, elle mourut.
]2û LA BATAILLE LITTERAIRE
Mais la mort était sans tristesse. Monseigneur, de son geste habituel de bénédiction pastorale, aidait cette âme à se délivrer, calmé Uii-méme, retourné au néant divin. Les Hubert, pardonnes, rentrant dans l'existence, avaient la sensalion extasiée qu'un songe finissait. Toute la cathédrale, loule la ville étaient en fête. Les orgues grondaient très haut, les cloches sonnaient à la volée, la foule acclamait le couple d'amour, au seuil de l'église mystique, sous la gloire du soleil prinlanier. Et c'était un envolement triomphal, Angélique heureuse, pure, élancée, emportée dans la réalisation de son révo, ravie des noires chapelles romanes aux flamboyantes voûtes gothiques, parmi les restes d'or et de peinture, en plein paradis des légendes.
Félicien ne tenait plus qu'un rien très doux et très tendre, cette robe de mariée, toute de dentelles et de perles, la poignée de plumes légères, tièdes encore d'un oiseau. Depuis longtemps, il sentait bien qu'il possédait une ombre. La vision, venue de l'invisible retournait à l'invisible. Ce n'était qu'une apparence, qui s'effaçait, après avoir créé une illusion. Tout n'est que rêve. El, au sommet du bonheur, Angélique avait disparu, dans le petit souftle d'un baiser.
Je n'ajouterai rien, mais .si imparfait que soit ce résumé, cette réduction de l'un des meilleurs romans du maître, j'espère que le lecteur pourra de loin reconstituer avec ces beaux fragments une partie de l'œuvre dont nous pouvons saluer dès aujourd'hui le succès.