SAINT-ANTOINE
Victor Hugo et le siècle
Un journal reprochait aux nouvelles revues de ne prêcher toutes que bouleversements et révolutions, bouleversements et révolutions aussi bien littéraires que politiques ; en ce qui concerne la littérature, je reconnais que le reproche peut être fondé, mais en matière de politique, je m'inscris en faux au nom de ce cri de réprobation de M. Saint-Antoine, que je lis dans la revue V Ermitage', cette sortie politique, qui termine une bonne étude sur Victor Hugo et lé Siècle, est motivée par le regret qu'éprouve le critique de voir « Taltissime poète » s'être laissé entraîner par la politique et s'être fait un fétiche de la Révolution ; voici une partie de cette véhémente apostrophe :
LITTERATURI
De son horreur à peine ose-t-on l'histoire ne la surpasse en épouva guerre où agonise un malheureux ou brûlé vif, vous secoue de moindr lotine où passèrent un André Chén sabeth. Les plus féroces bourreaux moins écartés de leur époque et d les terroristes jacobins ; il serait l'horreur, d'évoquer les pyramides ouïes atrocités d autrefois, pals, taureaux d'airain, torches vives, pi de tigre se comprend dans un co Sennachérib ou Tamerlan, ou de U l'Ancien ou Néron, mais non dans vous et moi qui ont passé trente a vers ou à écrire d'humbles supplie leur réveil, font du coup décapite mitrailler ou mourir de faim trois
Et elle est aussi stupide qu'horril jecte idiotie non seulement des ho tambours-majors de 93, pleutres d( événements eux-mêmes. Voilà ur faite, parait-il, pour parer à un trois millions et fait une banqueroi liards; pour augmenter la concord; trois millions de cadavres; la riches tit la presque totalité des richesse' collections d'art; pour affermir vingt-cinq ans de guerres civiles introniser la liberté et aboutit à la naparte; pour affirmer tous les droi vole le clergé, exile la noblesse, dé geoisie et affame ou massacre le l'arbitraire et trouve la Terreur; lettres de cachet et invente la lo
atténuer les charges publiques et double le budget, et à tout cela nous avons été, nous sommes encore aveugles ! Ce serait à crever de rire si nous ne crevions pas déjà de cette révolution ulcère! Jamais plus colossale fumisterie n'a été montée à un peuple pendant uu siècle 1
Comme si l'évolution historique ne se serait pas poursuivie sans cette épilepsie sanguinaire! Comme si la Révolution n'était pas faite le jour même où se réunissaient les États, et si les chemins de fer et les télégraphes, quelques années plus tard, ne se seraient pas chargés de rogner les dernières perruques et de reléguer les épées dans les panoplies. L'Angleterre avait-elle eu besoin de terrorisme pour évoluer, et les Etats sardes, à ce moment là même, pour nous devancer? Il n'y a que des cuistres d'université pour se pâmer encore devant ce Sinaï de sottises !
Voilà qui n'est pas fait pour plaire aux défenseurs des immortels principes.
Èii-r - ,