SÉVERINE
Pages rouges
mt avec une énergie et une élo- 3s pour les revendications socia- )nnaires, Séverine a eu le bone rester femme ; elle s'émeut à s et trouve moyen, chose rare, iternité, de ne pas dire : égi^rles autres ! Séverine croit très idéal que nous nous forgions alors que nous étions au colne femme rébarbative, avinée, ain, vêtue de haillons, les pieds pelant au pillage et hurlant ; A' comme certains dilettantes la ai, mais une femme jeune, belle, ans l'opulence de ses formes, ^e à l'étranger et la balance de
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la Justice aux Français ; à sa coiffure d'épis, d'olivier et de laurier, nous ajoutions un bluet, uu lis et un coquelicot pour la faire tricolore, et nous l'aimions ainsi. Il en fut de cet amour-là comme de bien d'autres ; soit que celle à qui nous avions donné nos cœurs ait bien changé, soit que nous ayons changé nous-mêmes, il faut avouer que la passion n'y est plus, l'amour est devenu d'abord de l'amitié, puis de l'indifférence, nous en sommes aujourd'hui au vieux ménage.
Cette foi que nous avons perdue, d'autres l'ont recueillie, et ce n'est pas sans plaisir que nous la voyons défendre par ceux qui ont une véritable conviction, et qui ne font pas de l'amélioration de l'humanité un sport, comme il arrive pour le nouveau chapeau d'une grande modiste ou la -musique de Wagner.
La conviction de Séverine, élève de Vallès, engendre la violence, et il n'y a aucun rapport entre ses livres et ceux des femmes écrivains de ce temps ; c'est par la franchise de la forme littéraire qu'elle appelle l'attention ; c'est par la sincérité de ses doctrines qu'elle la retient. Elle a de beaux élans de cœur, de belles colères aussi, et, ayant appris à aimer le peuple, elle fait tous ses efforts pour ne le pas laisser confondre avec
L auxquels elle s'est lein d'ardeur et de 5s scènes pour la plutalent descriptif se irtout dans celles qui land elle lutte, quand idée de son cerveau trouve ses plus beaux
son voyage au Pays > vérité ; il faut l'en- ;hel, de Félix Pyat, de ceux qu'elle aime et pour avoir idée de sa
surtout Jules Vallès )n père et son enfant, )ntrer sous son véri- L elle a gardé un relifait un portrait ne vaas ». Très justement se écrite par lui dans exécution des otages
li a-t-on tué ? La Comble de cet égorgement ^ le leur c<^rvèlle sur nos est horrible ! Ces gens armes ! On criera que
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A l'appui de la défense, elle cite une lettre écrite par Vallès à sa mère au moment où il se croyait sur le point d'être fusillé par les troupes de Versailles, et qui établit, au contraire des légendes, qu'il s'est efforcé d'empêcher les crimes odieux qui allaient être commis. En racontant toute l'affaire Ballerich au Cri du Peuple, elle dégage encore, en racontant la vérité, la responsabilité de Vallès, malade, mourant, et protestant contre l'article qui avait précédé et causé cette scène sanglante.
Pages rouges est, je le répète, un livre de grand intérêt ; c'est un livre d'histoire en ce sens qu'il raconte la fièvre de chaque jour,montée d'un fait, d'un sinistre, d'un désespoir, d'un rêve. En femme qui s'est donné la mission de tout voir, pour tout expliquer, accuser, défendre ou soulager, Séverine nous conduit partout, jusque dans les décombres des incendies, au milieu des cadavres des victimes d'un accident de chemin de fer, jusqu'aux courses des taureaux qu'elle maudit en véritable femme française qu'elle est. Pourquoi, elle quia horreur du sang, a-t-elle intitulé Pages 7^ouges ces pages où se trouvent, en môme temps que l'amour de l'humanité, celui de la patrie et de la vérité ? C'est peut-être là un caprice de mes yeux, mais moi je les trouve tricolores.
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fulgurante, je trouve celle-ci plus calme et d'un charme extrême. Elle a pour titre : Vile HeureusCy et je la transcris complètement :
Le matin rose étaitjoyeux comme un époux;