L HERVIEU
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tous a dit au théâtre que les lus prouve aujourd'hui, dans r eux-mêmes, que les écrits les, et ne volent, hélas I pas u roman, recueil de la co r- 3 personnages entre eux, >us a montré, avec le sang- 3n, la précision dans le récit, le son talent, un coin de ce mi-qualité sous les exquises Q peut trouver et les vices mes faubouriens ; la forme ^ bien regarder, ces flirtages dultères, ces consultations aux médecins, aboutissent d.
s épîtres interceptées à des
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chantages suivis de viols ou à peu près. Voilà de bien gros mots à propos d'une œuvre dont le grand mérite est la légèreté et l'extrême délicatesse ; car le talent de M. Hervieu consiste à manier toutes ces corruptions sans souiller même le bout de ses doigts gantés. L'étude n'en est pas moins profonde, et pour avoir été faite par un docteur en manchettes, Tautopsie n'est pas moins complète.
En ce temps où les questions d'hérédité sont de mode et les recherches de paternité et de filiation permises en matière littéraire, je trouverai un peu du sang de Stendahl dans les veines de l'auteur de : Peints par eux-mêmes, non seulement dans la structure générale de l'oeuvre, mais dans le mode d'examen et parfois aussi dans l'écriture à forme contenue, précise et diplomatique. C'est je crois, Mosca qui, dans la Chartreuse de Parme, prononce une phrase dans le genre de celle-ci : « Méfiez-vous de toutmoiu- « vement irréfléchi du cœur qui pourrait vous rejeter dans un parti contraire à vos sympathies « futures. » Dans le livre deM. Hervieu, jetrouve ce post-scriptum à une lettre de femme : « Ecrire vez-moi autant que vous pourrez d'amour, sans «« que cela contienne rien de tout à fait flagrant « délit. » Cette prudence rafl[inée en amour ne fait-elle pas songer à celle de Mosca en politique?
Un des moyens littéraires vraiment habiles de ^M- TT — •^.. ^i^^j. 1^ ^orte d'indifférence avec later les événements, même de son roman. Le plus sou- " par des tiers le fait qui ent celui-ci ou celle-là ; le mment, associé à des histoiitairement sans intérêt, et Lvement, c'est la guêpe dans inter le roman dont le point e de la passion d'une femme le cercle, lequel a du moins lier la cervelle avant de designalerai d'excellents porli d'un prince étranger, count avec la plus grande défère la façon dont il entend sapter la fille d'un banquier comédiens mêlés à des reteaux, et surtout celle d'un vivent plus dans les cercles [is leurs ateliers ; la lettre e devrait servir de bréviaire re leur temps dans la comdains, qui, en matière d'art, )Our ceux d'entre eux qui irs, et que mépris pour ceux pinceaux. — « S'il avait êrement l'un d'eux en par-
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« lant d'un grand artiste de bonne famille, B..., « qui a le tort de courir les gens de « la haute », « il aurait pu ne pas faire le métier et être un
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quand tu vas à eux, ils te jugent. Et tu peux, mon garçon, compter sur leur rosserie.
gravement, c'est que tu en Il premier baron coiffé — tâche, r toi — à celles des personna- [uelles et grâce auxquelles tu tu es. Un peu plus j'aurais dit :
ta nouvelle fréquentation, les nt à moitié aussi intelligents femmes sont-elles plus jolies, urnies sous quelque rapport ?
5ui t'attire, te capte ? Je vais te
tellement de l'argent.
pre ; et, en définitive, tu te
issi rat que les gens du monde.
)s coins du tableau dans peint, lui aussi, le monde e, et qu'il sait cependant
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tent dans la vie comme ces fragments de planètes qui errent inclassés dans l'espace et ne se
moire : « Pourquoi», s'écrie-t-elledans un mouvement de douleur réelle, «pourquoi Dieu fait-il € la vie si laide au'on ne puisse pas la connaître
.'oir envie de mourir ? > a colère, et quand son ; Dieu me pardonne, on de n'avoir pas trompé se éclate et répond par li, là!... »
réminiscences, dans lehesse sortir pure d'un I séducteurprocôde trop ïst charmant aussi ; ce de comédie.
Moquée et vile, horrible à tout être vivant, Sortir deux ailes d'ange immenses, que le vent Gonflera dans les deux comme il gonfle des voiles, Et qui se déploieront, toutes nleines d'étoiles.
Oui, femme, écoute-moi. ^ L'ange à travers le monstre, Du songe où ta laideur rara Oui, de ce songe affreux qu Tu t'éveilleras belle au delà Tu flotteras, voilée avec tes Et dans la nudité céleste de Et tu resteras femme en d( Tu percevras, dansTombre Un sombre hymne d'amour Les hommes à leur tour te j Tu verras sur leur dos leurM Les fleurs éclaireront ton co Car leur parfum devient clai Les astres t'offriront leur rc Tuprendras pour miroir, de Ce grand ciel qui te semble a Ailée et frissonnante au bor( Comme Toiseau qui tremble Tu sentiras frémir dans lesb Ton corps fait de splendeur.
Et tu t'envoleras dans le prç
Une pièce grandiose gnes, sert de prélude d'une indiscutable beau de l'ombre l'un après monts historiques : c'es du sang de Prométhée, c
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rhumanité dans l'arche, c'est l'Olympe couronné
riû Hiû„v û+ Ho ri4esses, c'est le Sinaï montrant,
dre, un prophète recevant un
, dans les ténèbres, le Calvaire
L tour :
... Puis la brume i des nappes d'écume.
; le gouffre était au-dessous d'eux, té d'un tremblemement hideux, irté par auelque ouragan fauve, ine colline chauve; lie et farouche tombait, à, cloué sur un gibet, •oixoù pendaient deux fantômes; n distinguait les dômes; clans les rougeurs du feu; "ia : Je suis Dieu, lit redoutable et sévère horreur qui murmurait: Calvaire!
; plis comme un linceul.
, dans l'ombre où j'étais seul, urner des pages de registres, ontagnes sinistres.
au est suivi d'un autre, incroyavaincues : le Calcul, où l'écris sa langue de poète, toutes ces es chiffres, l'algèbre, les logasimal, avec une incomparable le soit pas trop étonné de voir parler le langage des savants; )eu près ignorée, travaillé les
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st»rRiTtîALisTEs Et roMantcOues gg
mathématiques pour entrer à l'école polytechnique. Et, pourtant, il déclare que la science est le « vide sublime » et conclut ainsi:
science! absolu qui proscrit rin( L'exact pris pour le vrai! la plus ^ DeThomme, atome en qui riramei Et qui croit, dans sa main que le Tenir de la clarté quand il tient d( néant! de là vient que le penseu Souvent son désespoir sur la scier Et que ce cri funèbre est parfois c — Savants, puisque votre œuvre € Puisque, même avec vous, nul ch( Dans le problème unique et n'arr Que, même en vous suivant dans 1 Hélas, on ne sait rien de la réalit
Rien du sort, rien de Taube ou de Rien du gouffre où l'espoir ouvre Puisqu'il faut qu'après vous encor Puisque vous ne pouvez répondre Le monde a-t-il un Dieu? la vie a- Puisque la même nuit qui nous tie Pourquoi votre science et votre va A quoi bon de calculs ronger l'imn Et creuser l'impossible, et faire, ( Ramper sur l'infini la vermine des
Un grand attrait du livre e jets ; tantôt le poète décrit geur, nette et précise com:
tantôt un soleil couchant, un
SPIRÎTUALISTES ET ROMANTIQUES 97
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre, Court à peine lâché, part, bondir, sort de l'ombre ;
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