‹ (La) bataille littéraireChapitre 9 sur 22 · E HEREDIA · texte numérisé non relu

E HEREDIA

s Trophées

, d'abord parce que tu as un sonore, ensnîtft nnpp.p. miA tu irs qui s( léraldiqu Théo,re( iiscours, et presq V et Car.

^rès de h ie celui •Maria d empêche ts en no 'rophées s son tî vres d'al

C'Ast p.Attft nftrsistance dans la recherche de la

lions, de ces richesses de verbe et de forme qui étincellent à chaque page des Trophées, je voudrais trouver un peu plus^l'humanité ; certes, si.

d'oser dire la vérité, en matière de critique littéraire surtout. Comment être toujours juste et

C'est en tremblant presque, parole d'honneur ! que je

prends aujourd'hui la plume, et je sens que je vais m'ex-

poser aux plus grands périls. Mais tant pis ! J'ai besoin

' ' 'bofdement de snobisme auquel

la représentation de la Wal-

ement sur les nerfs.

ppée ne s'arrête plus :

ue les partisans de Vagner sont

arrivés à convaincre une bonne is qu'elle comprenait et qu'elle à, bien plus, qu'elle n'en aimait Ls d'autre I Bien sûr, c'est faux,

pas plus déraisonnable d'exiger

primaires la solution d'un pro-

§matiques. Soyez persuadés que,

font des yeux de carpe pâmée,

la Walkyrie^ il y en a neuf qui st qui s'ennuient à vingt francs

ne bronche. C'est une véritable u la mort !et pas une réserve, pas avez, si vous ne voulez pas être tin abject et ridicule.

is devant Wagner. Nous faisons

n'avons fait pour aucun de nos

ne permettons pas la discussion

l'acceptons tout entier, les yeux .

me.

^oï, qui, à lui tout seul, avait init le Haskolnikolîde Dostoïewski )stituée,nous ne nous sommes pas aiser de Jean Valjan à Fantine

--^...fj/p ,■■■

SPIRITUAUSTES ET ROMANTIQUES 125

plète dans sa petite proportion, mais je signale surtout la scène vraiment curieuse où la maman de Mariette, qui a emmené avec elle à l'Opéra, grâce à des billets de faveur, une petite bonne arrivant du Périgord, lui fait admirer les splendeurs de la mise en scène de Yedda , le grand ballet japonais de Métra, et lui montre et lui raconte le grand monde qui s'étale dans les loges. « — Oh! madame Bichon!» dit à chaque révélation la petite bonne, ouvrant des yeux arrondis par Tétonnement. Tous ces récits de maris qui trompent leurs femmes et de femmes qui le leur rendent bien, bouleversent les idées de la Périgourdine qui n'a qu'une exclamation : «Oh ! madame Bichon ! » Mme Bichon, qui est pour la vérité, affirme à la candide Ursule que si l'on se donnait un peu la peine de chercher dans son Périgord, on y trouverait des choses pareilles.

— K Mon Dieu, c'est vrai », répond-elle. Ainsi,

« là-bas, dans la maison où j'étais avant de venir

« à Paris, chez un notaire... un brave homme. .

« une des plus vieilles familles du pays... il y a

« deux cents ans qu'ils sont notaires de pères en

« fils, et pas un n'a encofv pris un sou à per-

« sonne... eh bien ! ce brave homme, sa femme

« le trompait tant qu'elle pouvait... et avec qui ?

. Et il changeait tous les six

et!»

à philosopher toutes les

tiquent ce genre de vengeance, qui renferme ûuelnue douceur, eussent touiours fini nar v

SPJRITUALrSTES ET ROMANTIQUES 135

ENÉ BAZIN

une Co](*entine

)lein d'émotion sincère, de e, écrit, sans préoccupation grande pureté d'idées et de [ui nous semble annoncer un de MadameCorentineM' Resignalé aux lecteurs du Fiquand il a publié la Tache ; Giron ; ce n'est donc point me semble qu'il n'avait pas te, et que Madame Corentine ynificatifdans sa vie littéraire.

'Ces, réconciliés par leur fille, là, et c'est plaisir de là voir l'ayant pour agents diplomaouloiret sa naïveté. Ajoutons, ibitués du roman moderne,

SPIRITUAHSTES ET ROMANTIQUES 137

yi^i^^r^

Passerait-il? Oh! maintenant elle savait bien qu'il n'y aurait pas de scène, pas de tentative pour emmener Simone. Il avait vu l'enfant. Et il n'avait rien fait pour se montrer à elle, rien qu'un pas, d'instinct. Puis il s'était arrêté. Malgré elle, Mme Corentine lui était reconnaissante. Il avait agi en galant homme. Assurément la tentation avait été forte... Quel visage triste!... Quelle vie ce devait être à Lannion... la sienne, à elle... et, plus vide encore, sans enfant, sans rien...

Chose étrange, en partant de Jersey, la seule préoccupation qu'elle avait eue, c'était de garder sa fille; elle n'avait songé qu'à Simone. Sa propre situation lui était à peine apparue. Et si elle avait un instant prévu la possibilité d'une rencontre avec M. l'Hérée, c'était avec un sentiment si vif de ses rancunes et de ses droits, qu'elle n'en avait pas éprouvé la moindre émotion pour elle-même. A présent, depuis une heure, elle se sentait envahie par un trouble nouveau. Malgié son effort, elle ne retrouvait plus cette belle indifférence, ou ce mépris, faciles de loin...

Les pèlerins défilaient, et l'ombre tombait.

Allait-il, comme les autres, suivre le quai, sans lever les yeux vers le logis enfoncé entre les maisons neuves ? Peut-être il était déjà passé, dans quelqu'une des voitures d'étrangers, vite disparues. Que lui importait donc?.. Elle se le demandait. Elle se disait qu'elle serait plus tranquille lorsqu'il aurait quitté Perros, et que c'était son devoir de mère de veiller encore, à cause de Simone. Et elle avait la conscience intime qu'elle se mentait à ellemême. Et elle restait la tête ardente sur la vitre que le vent secouait.

Dans cette inquiétude de tout son être, Mme Corentine, l'oreille tendue aux bruits du dehors, entendit le pas rapide d'un cheval lancé sur la pente du haut Perros, et qui se ralentissait en place droite, sur le port.Elle eut la

dbyGoog

QDfRlTr^AT TCTira TPT T»mw A VTinTTTTC

rand-père vous attend pour une bien grande lettre, lues yeux, et descendit.

antes scènes de détail, lOts en plus, celui de ce une nuit à maudire l'Oivait pris le mari de sa ts (J'une effrayante tema tempête est tombée et ^elui qu'on pleurait est idu dire du mal de la mer )eu honteux, en la regare pas tout ce que j'ai

mène la femme dans les avec une grande délica-

pas le roman, mais je signalut à fait charmante qui en mt. L'élève adorée est mariée négligée par son mari, un ble, gouverjié par sa famille troubler sa vie, s'est décidé pauvre professeur, qui voit peut conduire son élève chéc la sauver, la forcer à revoir peu près délaissé. — Vous lui trompe, qu'il ne viendrait seuune charmante page, la jeune ['essai et écrivez-lui ceci. Et ettre qui ferait prendre imin au plus indifférent des mae, cette fois le mari s'est réui arrive au moment où Moavecson professeur; la jeune m de lui ouvrir :

que nous sommes deux. Ditesdéguisant votre voix. >> essus de mes forces ; le secret que j de trois ans m'échappa subiterait brisé s'il avait porté deux mileau.

ceurs », répétait Monique, r à ses pieds, et je lui récitai le

•if auprès de la fontaine. »

Bs mains, je relevai la manche de

près chose impossible ; car, pour l'analyser, il

146 LA BiirAILLE LITTÉRAIRE

tenaient gentiment accouplés le.-^ talon» réunis et les pointes séparées, comme s'ils eussent creux-mêmes le sentiment du beau maintien.

Viennent les recommandations pour se bien tenir à la table des grands.

... Songez, me dit mon bon maître, songez pendant le repas à suivre tous mes mouvements, afin de les imiter. Ayant mangé à la troisième table de Mgr l'évêque de Seez, je sais comment m'y prendre. C'est un art difficile. Il est plus malaisé de manger comme un gentilhomme que de parler comme lui.

Notre rôtisseur se trouve chez un maître cabaliste, M. d'Astarac qui, entre ses mille et un rè-* ves, lui prédit la perfection inévitable du corpâ humain par Tétude des sciences ; on ne se nourrira plus que de métaux et de minéraux traités convenablement par des physiciens :

N'étant plus appesantis par de lentes digestions, les hommes seront merveilleusement agiles ; leur vue deviendra singulièrement perçante, et ils verront des navires glisser sur les mers de la lune. Leur entendement sera plus clair, leurs mœurs s'adouciront. Ils s'avanceront beaucoup dans la connaissance de Dieu et de la nature.

Mais il faut envisager tous les changements qui ne manqueront pas de se prod^i^*» ïn «ifmpfnr*» màma Hn corps humain sera modifié s'exercer, les organes s'am par disparaître. On a obseï lumière devenaient aveugl

lies pâtres qui, ne se nourissant que dé lait caille, perdent leurs dents de bonne heure ; quelques-uns d'entre eux n'en ont jamais eu. Il faut admirer en cela la nature, qui ne souffre rien d'inutile. Quand les hommes se nourriront du baume que j'ai dit, leurs intestins ne manqueront pas de se raccourcir de plusieurs aunes, et le volume du ventre en sera considérablement diminué.

— Pour le coup ! dit mon bon maître, vous allez trop vite, monsieur, et risquez de faire de mauvaise besogne. Je n'ûi jamais trouvé fâcheux que les femmes eussent un peu de ventre,pourvu que le reste y fût proportionné.

C'est une beauté qui m'est sensible. N'y taillez pas inconsidérément.

Je ne suivrai pas notre jeune homme partout où. il va ; je traverse^ avec lui un vieux parc bordé de statues de marbre qui sourient, sous les mousses, « sans rien savoir de leur ruine » ; je l'abandonne aussi chez des demoiselles du temps, cousines charmantes de Manon ; l'une d'elles voit tuer un homme pour ses beaux yeux et, sans méchanceté, naïvement, se contente de répondre à celui qui lui reproche ce meurtre : « Croyez-vous qu'il soit si facile d'être jolie fille « sans causer de malheur ? » Charmante créa-

ait, par piété, n'ayant pas d'arcorps à un batelier pour passer

elle, qu'il faut être aussi sainte qu'elle tsaiis pécher. Aussi ne m'y risquerai-

3st sur ce ton aimable et léger et is raison qu'en, le feuilletant on ' dans le bruit de ses pages lure de lointaines conversations, de gaîté et de logique française.

de Meudon, sont-ce des petits s, des littérateurs de la Régence, ^erney, on ne sait, car tout ce semble, mais c'est un bruit bien t nos téléphones, théâtrophones, s qu'ils soient, sont encore loin

idée. Pourquoi les savants de la e sont-ils morts ? ils nous précisepar la voix de M. Anatole France.

IbO LA. BATAILLE LITTERAIRE

hâte, se dégage un livre d'histoire tacile à lire, chose rare s'il en fut.

Je ne pénétrerai pas dans la partie profonde de l'ouvrage, ce serait toute une étude à faire, mais je signalerai, en tournant les pages, les faits, les appréciations qui sortent comme spon-

par exemple, un mot, il fut dit par le roi on départ, en février, Le Souverain parlait es mariages espagnols [sait la Reine, a — La lup, dit-il, et se montre s tout, ajouta-t-il, ces eheront pas de mener ense en lisant ces trois ile Gautier, parlant de

du fiacre es Rois !

X banquets, l'agitation ions aveugles ou enne- •oché ces deux adjectifs it tort, car il avait conmnemie de tout ce qui iveugle qui le renverademain. Plus de qua- B ces journées funestes, ut aujourd'hui juger de

d by de

ce qu'elle a perdu par ce qu'elle a gagné ; elle avait alors contre elle les communistes, elle a présentement les anarchistes ; il y a progrès.

C'est avec un serrement de cœur qu'on lit dans ces pages tous les préparatifs faits pour combattre Témeute, tous les moyens de résistance offerts, échouer devant la faiblesse et la trahison. L'arrivée de la duchesse d^Orléans à la Chambre des députés pouvait tout sauver. < Je « vis bien, dit M. deTocqueville» qu'elle était fort « émue, mais son émotion me parut de celles « que ressentent les âmes courageuses plus < prêtes à se tourner en héroïsme qu'en frayeur. » Mais Lamartine monte à la tribune, prononce «n discours qui commence favorablement pour la monarchie et dont la conclusion est son renversement définitif.

Dès ce moment commencent les aventures de la France, La République est bien vite proclamée par quelques imprévoyants, et alors commence une sorte de parodie de la première Révolution ; un imbécile, juché sur une barricade, apprend la fausse nouvelle de la mort de Louis-Philippe — 4r Tarquin est mort 1 » s'écrie-t-il avec emphase. J'ai moi-même entendu ce cri. M. de

-■f-^VTZîTi;»';*^

do la faire connaître au peuple ;.je la donnai à Lamartine en le priant de la lire à haute voix du haut du perron. « Je ne puis, me répondit Lamartine après en avoir pris connaissance, mon nom s'y trouve. » Je la passai alors à Crémieux, qui, après l'avoir lue : « Vous moquez-vous de moi, me dit-il, de me proposer de lire au peuple une liste sur laquelle mon nom ne se trouve pas ! »

Plus loin, voici la mort de Chateaubriand, resté implacable dans ses rancunes :

Depuis longtemps, il était tombé dans une sorte de stupeur muette qui laissait croire par moments que son intelligence était éteinte, Dans cet état, pourtant, il entendit la rumeur de la révolution de Février ; il voulut savoir ce qui se passait, On lui apprit qu'on venait de renverser la monarchie de Louis-Philippe ; il dit : « C'est bien fait ! » et se tut. Quatre mois après, le fracas des journées de Juin pénétra jusqu'à son oreille, et il demanda encore quel était ce bruit. On lui répondit qu'on se battait dans Paris et que c'était le canon. Il fit alors de vains efforts pour se lever en disant : « Je veux y aller >, puis il se tut et, cette fois, pour toujours, car il mourut le lendemain.

Les jours passent comme les hommes, et nous voici à la veille du coup d'Etat ; M. de Tocque^'ille nous donneunportraitécrit très détaillé du futur Empereur; j'y copie ces lignes bien curieuses :

En général, il était difficile de l'approcher longtemps et de très près sans découvrir une petite veine de folie, courant ainsi au milieu de son bon sens, et dont la vue, rappelant sans cesse les escapades de sa jeunesse, servait à les expliquer.

ns le seul intérêt de notre conscience, nous-mêmes ; je dirai le mot brutal :

:* notre àrae. Toute bonne action qui 3nse perd de sa valeur. La véritfible te ; si elle se manifeste pour obéir à Tinjonction intérieure, elle est dimi-

t irréductible en moi ; elle me vaudra, nce des « esprits forts • qui professent appelait « l'opinion si rare et incivile es Ames », opinion qu'il m'est impos- De celui qui vient de mourir, je dirais le moyen-âge : Non oàiit, sedt ahiit rt, il est parti.

)artie du livre est consacrée à la [axime Du Camp lui ouvre un peu B de son foyer, ce qui prouve qu'il ; il ne l'envisage pas avec l'americhefoucauld, mais fait songer à constate que le « souvenir de la idre dans les vieillards ». Dans le trouve ce ressouvenir du Saint-

v^ers l'avenir et quelle naïveté de con- )grès humain ! Nous avions prêté une ux prédications des Fouriéristes et des dont le panthéisme vague ne nous idifTérents. Le th^^Tip otnii nrlmimKlp as nouveau : Air is rêvé de vastes embrasseraient m

côtelettes ; la loi d'amour, que nous aurions voulu promulguer, mettait à néant les haines et la guerre ; nous avons cru à la solidarité des peuples, à la fraternité universelle, à l'ardeur vers le bien, à l'horreur pour le mal, à la fin des violences, au baiser de paix sur toutes les lèvres. Ce rêve, des hommes d'une intelligence suprême s'y sont associés : Littré l'a publiquement confessé et en a fait pénitence.

C'est que l'horizon du temps de la jeunesse de M. Maxime Du Camp se rembrunissait singulièrement, et que les nouvelles idées sociales commençaient à germer dans les esprits ; la génération précédente, celle de l'Empire et de la Restauration, qui ne faisait que : « rire, chanter et boire, > les «Joyeux drilles » avaient fini leurs flonflons réglementés par les chansonniers du Caveau :

J'ai toujours eu en dédain les chansonniers dont la muse titubante célèbre le jus divin,le sang de la treille, les dons de Bacchus,« lesjoyeux drilles et les francs lurons». Ils sont nombreux, en toute langue, les refrains à hoquets rimes pour la plus grande gloire de ceux que Rabelais nommait les « humeurs de piot », et ce n'est point à l'honneur de la poésie cosmopolite. Il serait mieux de reconnaître que toute ivrognerie est crapu- Wse et qu'elle met l'homme de plain-pied avec la brute. Des races entières périssent du mal d'eau-de-vie : regardez du côté des Peaux-Rouges,bientôt ils ne seront plus.

Dans un couvent situé non loin d'Agré Dagh, qui est

Adam eurent détaché et mangé la pomme, ils furent int doués de connaissances qu'ils n'avaient point lées et dont le Seigneur Dieu fut inquiet. Au ixième verset du troisième chapitre, la Genèse seigne qu'il a dit : <( L'homme est devenu Tun de nous, sachant le bien et le mal. ».

t que rhomme ne fût semblable aux Dieux, ! le serpent l'avait promis, l'Eternel créala\igne devînt semblable aux bêtes. Le bon moine, t sa longue barbe noire et faisant ronfler son 1, me regarda avec malice et ajouta : « Dieu cas de légitime défense, je le reconnais ; mais qu'il n'ait dépassé le but, car, malgré sa presn'apu deviner que l'on mettrait la fureur et n bouteille. » Ayant dit cela, il avala un verre t fit claquer sa Iclngue.

and attrait du livre est dans la variété 3ts traités ; librement l'esprit de l'auteur eson vol sur toute choses, s'arrêtant sur ùil peut puiser une observation, une pen- ^st une journée de sa jeunesse qui renaît i, c'est l'histoire qui ouvre son livre à ^e inattendue:

juger Napoléon, il ne faut point regarder ce ait, il faut considérer ce qu'il a fait. Il doit être es yeux de presbyte et non pas avec des yeux e, car le détail n'importe guère en présence msemble.

is loin :

é a été le type même de l'ambi a, part de puissance, il a joui

TJTTliîR ATTIRE

lAI

»eilî^ à nos c jeunes s à qui oir patienter:

gens ont tant de peine à adêtre obligés d'attendre : leur ►as été publié ? pourquoi la à leur porte ? Leur impatience le légitime ; la camaraderie • leur nom et dire : Enfin ; peine perdue, nul ne tourteur n'est connu que de ceux lônument — pyramide ou tau- ^rain de sable par grain de pour ainsi dire, heure par B à dépasser le niveau du sol •oportion, une rafale passe et qu'il est toujours prudent de et de supporter sans plainte, comme la fourmi dont la fourau lieu d'en appeler aux âges 'à soi-même, et l'on fait bien, é à trente ans,n'est pas encore e année, n'a pas été desservi

lent en ce moment comme )mbattent pour les jeunes iraient une bonne œuvre iditer de telles paroles, 'expérience qui, en dépit de

suivre, même dans sa décroissance, celle de Ti'vAâAric. OiiiUaume, captivant aussi bienl'atten- ,gesse que par ses folles humeurs, usque dans ses excès, le respect de té, comme au bord du cercueil le ine indiscutable grandeur. Aussi, maîtresses pages du livre de M.

elles celles de sa réconciliation t celles de sa mort. Voici le récit ns que prit ce roi soldat, sentant •e suprême :

, 29 mai, le Roi fit pçrter dans sa chamle chêne à poignées de cuivre qu'il s'était rt approchant semblait lui donner du première fois, il parla, en regardant le 1 air de satisfaction, de la tranquillité du . Il dit ensuite au prince qu'il avait mis lent il voulait qu'on en usAt avec son ; Dieu l'aurait tiré de cette temporalité, lecture de ce règlement, t toujours été propre, il commandait que ivé, revêtu de linge blanc et couché sur ion visage sera rasé, et le corps, après un âge, enveloppé d'un drap. Curieux du hoses, il voulait qu'après quatre heures ps fût ouvert en présence de personnes et qu'on examinât soigneusement l'état ernes, pour découvrir la cause de sa

, aimant que chaque objet demeurât en

ndait de rien ôter de lui, excepté l'eau et

s'y pourrçiient trouver. Il réglait et se^

représentait avec la précision la plus minutieuse, la parade funèbre : son régiment s'assemblera, vêtu d'un uniforme neuf, le premier bataillon devant le chdtçau, l'aile droite à la rivière, là où les murailles commencent ; le second à côté, sur la gauche, et le troisième derrière le second ; les tambours seront recouverts de drap noir, et les fifres et les hautbois garnis de crêpes ; les oliiciers porteront le crêpe au chapeau, au bras, à l'écharpe et à la dragonne ; le drapeau sera voilé de crêpe. Le carrosse sera mené au pied de l'escalier vert, les chevaux la tête tournée vers la rivière ; le cercueil y sera porté par huit capitaines, qui aussitôt après iront se ranger à leur poste ; puis le régiment se mettra en marche, les soldats tenant le fusil renversé sous le bras gauche, les tambours battant la marche funèbre et les lîfres jouant l'air du cantique : « chef, couvert de sang et de blessures ! •

A l'arrivée devant l'église, les huit capitaines pren-^ dront le cercueil et le porteront par la porte où le Roi avait accoutumé d'entrer. Alors les hautbois se feront entendre et Ludovic, maître de la chapelle, jouera de l'orgue. Le Roi voulait être descendu au caveau par des ofiiciers généraux, espérant, disait-il, qu'il s'en trouverait bien quelques-uns qui lui viendraient rendre les derniers devoirs. Il n'avait jamais aimé l'éloquence et il détestait les mensonges solennels; il défendait donc que l'on nt la harangue funèbre et militaire (ju'il était d'usage d'adresser aux troupes en ces sortes d'occasions. Point de discours I mais vingt-quatre pièces de campagne feront douze décharges successives ; puis les bataillons feront feu l'un après l'autre et l'artillerie tirera de nouveau. Après les décharges, les bataillons se sépareront ; chaque compagnie sera conduite devant le quartier de son capitaine, et chacjuc grenadier recevra uneétrenne, comme cela se pratique dans le lemps des exercices-

le

Enfin le Roi, donnant un dernier souvenir à sa cave, prescrivait qu'au souper servi le soir dans la grande salle aux officiers, on donnât de bon vin : « Je veux qu'ils et qu'on mette en perce le meilleur Rhin que j'aie dans ma cave, et qu'en ve ce jour-là que de bon vin. »

urnée, mais, quinze jours après, dans eront prononcées des oraisons funè- 53 : « J'ai combattu le bon combat. »

ait-il, on ne parlera ni en bien ni en i, de ma conduite, ni de rien de ce 1 se contentera de dire à l'assemblée 1, en ajoutant que je suis mort en me eur, et ayant recours à la miséricorde Sauveur. » Et, comme c'était assez , et de dépenses, il ne voulait pas que ssent vêtus d'habits noirs ; ils gardevec un simple crêpe noir au chapeau :

ré tends qu'on ne fasse pas tant de

3ord du tombeau que le père comun fils digne de lui et que le fils randeur de celui qui y descendait.

Lavisse renferme bien des pages lotamment celles où il dépeint d'ambition, d'inquiétude qui se la veille de la mort du Roi. Ce e comme le tohu-bohu de VerlisXIV agonisait, à ceci près que t la gi'andeur de la royauté qui Berlin c'était celle d'un peuple urore.

G. HAUSSMANxN

Mémoires

Le troisième et dernier volume des Mémoires dît baron Ilaussmann est consacré aux grands travaux de Paris, au service du plan, à celui des ingénieurs, de la voirie, des promenades et plantations, des eaux, de l'architecture et des beaux-arts.

Quand le baron Haussmann me fît le grand honneur,en 1880, de me demander mon avis sur l'intérêt que pouvait présenter la publication de ses mémoires, qu'il voulait d'abord intituler : Mémoires d'un Préfet d'autrefois, je m'empressai de lui souligner les avantages qu'il y aurait, à tous les points de vue, à mettre au jour la vérité sur les actes de son administration. Ce n'était rien moins que l'histoire de Paris pendant la période impériale. Il me confia les manuscrits des

OQle

urnes qu'il eut bien vite mis it mon opinion avec l'impat, d'un écrivain qui en est à sa ommeje ne voulais pas parcouciencieusement des mémoires m'écrivit, au bout de quelques où perce une inquiétude mal

Paris, 30 juin 1889.

ur Gille,

l'examen de mon volumineux traavec vos occupations courantes et villégiature de cette chaude sai-

aent étonné, d'ailleurs, qu'au point l'il peut avoir pour le grand public»

s parfaitement les goûts, ce travail, nt d'années en arrière, ne vous pai'attention que l'ont jugé quelques assé.

, prenez tout le temps de vous faire )nvenance d'en réserver l'apparition le serai plus, c'est mon penchant, ou on ou d'une autre, de mon vivant, deux volumes, nt que vous ne m'oubliez pas.

G. Haussmann.

d'aller donner les raisons de 'and baron ; je le trouvai, le >gis de la rue Boissy-d'Anglas.

Il ne voulut pas me laisser partir sans m'avoir montré les nombreuses notes qui devaient Taider à écrire son troisième volume. Tout en bouleversant ses papiers, il me lut en souriant des vers de sa jeunesse, des poésies fugitives ; il me parla art, musique et finalement me retint à déjeuner. La baronne Haussmann était déjà à table, droite, blanche, le visage impassible, comme s'il eût été de marbre, immobilisé par la paralysie. Lui, le baron, parlant avec un entrain juvénile et me faisant boire, au dessert,un verre, de son vin de Cestas, pour trinquer à ses quatre-vingts ou quatre-vingt-un ans, formait un étonnant contraste avec l'aspect glacial de la baronne.

Nous. nous remîmes au travail après le déjeuner, et il m'expliqua combien ceux qui s'attendaient à trouver des révélations intimes sur TEmpereur et sur l'Impératrice, dans ses mémoires, connaissaient peu ses sentiments de respect pour les souverains qu'il avait servis : — « L'im- 4c pératrice ne m'aima pas beaucoup d'abord, « disait-il, elle se plaignait de ne me voir jamais « parler sérieusement avec elle, de m'en tirer « avec des boutades qui la faisaient rire ; plus « tard, elle changea d'avis et comprit, qu'après « tout, on ne s'appuie que sur ce qui résiste, et « que ce n'était que la conscience du devoir

^ + r>« .4rt«r^

170 LA BATAILLE LITTER/lIRE

venir passer quelques jours avec lui au château de Cestas,où il était encore au mois de septembre 1890, il m'écrivait, au milieu de ses occupations et des visites qu'il recevait de Bordelais et de voisins :

... Toi;it cela me laisse trop peu de loisir, à mon gré, pour la revision que j'ai commencée des chapitres de pion troisième volume.

Ecrits à diverses époques, sans aucun lien entre eux, puisque chacun traite d'une branche distincte de l'administration de Paris, ils ont besoin d'être ramenés au même point de vue : celui que m'indique aujourd'hui le succès relatif des deux premiers volumes. — Je ,sais, en effet, aujourd'hui, les observations qu'il me faut prévoir pour y répondre d'avance, par-ci, par-là! De plus, le temps a marché. Je dois tenir compte aussi de ce qui s'est fait depuis ma première rédaction.

En somme, c'est un long et minutieux travail que j'ai entrepris forcément, pour rendre actuel et mettre bien d'ensemble ce troisième volume presque entièrement terminé depuis deux ans.

Suivait ce post-scriptum où je retrouve toute la légèreté d'esprit du baron Haussmann : •

Je vous renvoie laletlre de M. M... C..., que je ne connais pas ; mais il me semble un bien aimable homme. Lire et relire mes volumes, sans y être forcé, lorsque tant de ciiliqueseu ont rendu compte évidemment avant d'en avoir coupé les pages, c'est lin procédé bien digne de toute ma sympathie î

Bien à vous,

G. Haussmann.

Je n'entreprendrai pas d'analyser ce troisième volume, qui clôt la série des mémoires de l'ancien préfet de la Seine. Je ne rappellerai même pas les grands travaux dont la description remplit les pages ;mais je signalerai l'hommage rendu par Haussmann à ceux qui l'ont aidé à accomplir sa grande œuvre, la reconstruction de Paris.

Faisant leur part à tous, signalant les services rendus, il fait loyalement une place à ses collaborateurs qui ne sont plus, Alphand, Deschamps, Ballard, Ballu, Duc, Davioud, etc., n'oubliant pas ceux qui, plus jeunes, lui ont apporté le concours de leur grand talent, MM. Vaudremer, Daumet, etc.; il fait aussi l'éloge de l'honneur administratif de l'Empire, en constatant que pas un des plus petits employés, dépositaires des secrets des expropriations qui eussent pu faire leur fortune, n'a jamais commis la moindre indiscrétion, se contentant des quelques centaines de francs d'appointements qu'ils touchaient.

Je n'insiste pas sur de beaux chapitres comme celui qui résume si bien l'histoire du Louvre et des Tuileries depuis leurs origines, sur ceux qui sont consacrés à l'embellissement du bois de Boulogne, qui valurent à Haussmann le reproche de vouloir « aérer le bois de Boulogne » qui lui fut adressé par Ernest Picard; sur les travaux des grandes voies, du service des eaux sur lequel nous reviendrons un jour ; sur les travaux artis-

le le renouvellement des fondations Saint-Jacques, la surélévation de la

Châtelet, et la construction des théâtres du Châtelet et du Théâtre- >péra-Comique aujourd'hui. On sera isant ce dernier volume, de la granvaux accomplis, de la clairvoyance

l'honnêteté qui y a présidé, car, en iiigrements intéressés des partis, la ron Haussmann ne restera pas seulee celle d'un grand homme, mais aussi 5 d'un administrateur qui a remué par centaines et qui est mort pauvre.

ist heureux de constater celui qui fut us modestes collaborateurs, et à qui d honneur de le traiter en ami.

rénovation de notre langue, ouverts par un certain nombre de jeunes gens, parmi lesquels beaucoup d'étrangers, M. de Wyzewaa bien vite reconnu que les Français exigent avant tout la idées et de la parole, ite pourtant de passer brusquement à 'ansfuge et murmure parfois, en forme 1 et d'adieux : « Ah ! ce maudit besoin )rendre que nous portons aujourd'hui is choses et qui dévaste notre vie, coràleur source nos seuls vrais plaisirs I »

l'est-il pas à la fois une politesse à ceux Liitte, et la netteté de sa forme une pronéelle contre certain galimatias d'in- Je préciosités, de néologismes et d'inerdues qui tueraient plutôt la langue lu'ils ne la régénéreraient ? Parlant de (né, il me paraît vraiment désolé de ne nprendre ; mais, de fait, il ne le cons : 4ç C'est, avoue-t-il, un métier qui, tiui, dépasserait mes forces ; car je dois uer que je ne comprends plus avec précision littérale ces beaux poèmes allarmé. » Plus loin, faisant allusion à connaît s'accommoder mal des obscuri- 1 moraliste : c'est là encore une concesiplète et, pour ma part, j'avoue que je 3 m'accommoder du tout de l'obscurité, 5tique. Pour être ému, il est indispen-

sable de comprendre, et le temps qu'on passe à traduire est un réfrigérant pour l'émotion ; le plus beau poème chinois me laissera insensible si je ne sais pas le chinois, et si Mathurin Régnier, Racine, La Fontaine, Chénier, Victor Hugo, Lamartine et Musset n'avaient pas pris toutes ses clartés à la langue française, ils ne seraient pas aujourd'hui encore, et pour longtemps, les plus grands poètes de notre pays.

Rentrons sur le terrain de M. de Wyzewa où ne fleurissent pas ces insupportables plantes lit • téraires qui s'appellent le naturalisme ou l'égotisme. Enfin voilà un auteur qui néglige les grossièretés, qui consent à ne pas s'étudier avec complaisance, estimant que Montaigne n'est excusable de nous avoir tant parlé de sa personne que parce qu'il nous a laissé un immortel chefd'œuvre. Comme M. Anatole France, à qui il dédie son livre, l'auteur a été attiré par les parfums du christianisme naissant et, en deux paraboles, sortes de fragments d'évangiles apocryphes, il nous a charmé pendant une heure. Ses Pèlerins d'Emmaûs ne ressemblent pas à ceux^ de Titien sous les traits desquels les chercheurs ont reconnu Charles-Quint, le cardinal Ximénès et Philippe II, tandis qu'il n'y fallait voir que des inconnus et une étude de tête d'après le buste antique de Vitellius ; ils n'ont rien de commun

dbyGoQsIe

ATAILLE LITTERAIRE

paie, mais, en réalité, il est au

eterre.

le duc d'Harcourt, comme cette

l'Angleterre se fait doucement

La force n'a été employée qu'au ►n a été aussi prompte qu'éner-»

le fois rétabli, l'armée anglaise e que « provisoirement » , pour aquillité. De temps en temps, si évacuation est soulevée par des le le gouvernement anglais soit les intentions, le ministre des res répond très simplement...

instamment, mais qu'à ses yeux t pas encore venu». Et, pendant rise de possession continue de ypte.

laitre que c'est manifestement ays et de l'Europe. L'Angleterre profit, mais n'est-il pas juste ) sa peine ? Les habitudes d'ordre

les prodigalités insensées des cessé ; la suppression de l'ese immense qui n'a pu s'effectuer ^s sans troubles et sang versé, ncieusement et Insensiblement, itait le résultat de la force des 3e, dont les Anglais défendent les itenant la tranquillité, leur sait

bon gré de leur modération, et, moyennant la petite concession du mot € provisoire », elle se tient pour satisfaite. »

A rencontre des Anglais, nous eussions vraisemblablement procédé d'une façon toute différente, criant bien haut ce que nous allions faire. Tout autre a été la politique qui a si bien réussi aux Anglais ; non seulementils se sont gardés de proclamer qu'ils venaient régénérer l'Egypte en lui apportant l'inestimable bienfait de quelque cons • titution nouvelle, mais Ils n'ont cessé d'affirmer au contraire qu'ils n'étaient dans le pays qu'en passant, et que toutes les mesures prises par eux avaient un caractère essentiellement transitoire.

Bien qu'examinant surtout l'Egypte d'aujourd'hui, l'auteur a étudié dans toutes ses parties, histoire, politique, mœurs, etc., etc., le pays qu'il voulait nous faire connaître ; il a recueilli maints faits, de menus détails même, qui lui ont permis de juger des causes par la connaissance des effets. Il a constaté l'importance qu'avait encore la « courbache» sur le peuple des Pharaons qui répètelui même que le bâton est un bien descendu du ciel ; le tout est de savoir si c'est le bien de ceux qui s'en servent ou de ceux qui le subissent.

En effet, un Français qui a passé de longues années en Egypte disait qu'on y distribuait des coups de fouet et de bâton du matin au soir.c Pas-

sez-vous de ce côté, dit-il, aux cris incessants Has fAmmes, vous reconnaissez qu'il est question rée des impôts. > Il est vrai que cela se ms Méhémet-Ali, mais il faut ajouter yptiens d'aujourd'hui aimeraient mieux upart, dans le bas peuple, être battus 3 à payer. La férocité de leurs gouver- ) roi Ismaïl faisait casser les dents à marteau à des fellahs qui avaient mais ses cannes à sucre) les a amenés à de dégradation dont il se relèveront 3nt. La façon dont procédait leur admin'était d'ailleurs pas faite pour les ver d'indépendance, quelques années, toujours sous Ismaïl, ion du gouvernement modifia tout d'un asaba, toise en bambou, ferrée aux deux is, dont les arpenteurs se servent pour sures ; elle avait eu jusque-là trois lixante-dix environ, elle fut réduite à très cinquante-cinq. On ne voit pas uel était l'intérêt de cette réduction...

5 furent donc rognées ; quelques mois arpentage général fut prescrit ; natu- ;, toutes les propriétés, étant mesurées mesure plus petite, se trouvèrent com- Lin plus grand nombre de « feddans ».

ervint le gouvernement : « Toi, dit-il au ire, tu n'as droit, d'après tes titres, qu'à

trois cents feddans : on vient de t'en trouver trois cent vingt-cinq ; tu as donc plus que tes droits ; il y a vingt-cinq feddans qui, n'étant pas à toi, doivent m'appartenir; je vais les reprendre... à moins que tu ne préfères les racheter. » Dans beaucoup d'endroits, les propriétaires se se résignèrent et rachetèrent à beaux deniers comptants les excédents si ingénieusement découverts ; mais ailleurs, ils refusèrent, ou se trouvèrent hors d'état de le faire. Le gouvernement déclara alors qu'il en prenait possession, et comme rien n'indiquait que l'excédent fût au nord ou au midi, au bord ou au milieu du domaine, il n'attribua par un nouveau décret le droit de le prendre où il voudrait.

C'est de l'opérette téroce. Les Coptes, derniers débris de la grande race égyptienne qui représentent les desc'endants du peuple des Sésostris et des Ptolémée, sont, quoi qu'on en dise, bien dégénérés ; leur religion mi-chrétienne, mi-musulmane (ils pratiquent la circoncision sur les deux sexes), est presque inclassable; les moines coptes qui abordent tout nus, à la nage, les bateaux de touristes pour mendier,qui attaquent au besoin les voyageurs, qui confectionnent des eunuques pour les sérails, ne concilient guère plus de considération à la caste que les autres races du peuple.

Au cours de son voyage, le duc d'Harcourt a

vu 11

48â LA BATAILLE LITTERAIRE

TU bien d'étranges choses, ne serait-ce qu'un pacha beauceron; bien qu'ayant son harem au

Caire, ce Pacha avait un second ménage en France ; il- avait épousé une garde-malade de Pithiviers ! Le chapitre des femmes est navrant ; je l'espère exagéré, car je ne vois guère le beau sexe s'y faire remarquer autrement que par l'abrutissement ou une invraisemblable corruption. On leur apprend à répéter des fables : La Cigale et là Fourmi, à jouer de pianos qu'on n'accorde jamais, et à n'avoir d'autres jouissances que celles des sens. Je passe bien des curieuses pages dont la conclusion est invariablement l'influence dégradante de la religion mahométane. J'aurais bien des choses à dire sur l'esclavage en Egypte, sur les sciences, les lettres et les arts, sur Tarmée, mais je dois me borner à signaler ce livre de haut intérêt et dont la conclusion est que si l'on admet (combien de faits à l'appui !) que les Egyptiens, faute de ressort, sont nécessairement soumis à des étrangers, la Turquie est la seule puissance musulmane qui soit, malgré sa faiblesse, en mesure de profiter des circonstances; les relations religieuses seront alors d'un grand poids.

La dynastie deMéhémet-Ali, dynastie turque, établie depuisprôs d'un siècle dans le pays,semble être devenue égyptienne et incapable de résister à l'ascendant des étrangers ; le peu de difficultés

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