‹ La bataille romantique (volume 2)Chapitre 11 sur 146 · octobre · texte numérisé non relu

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LA BATAILLE IlOMANII. -

réflexions : « Si Voltaire nous trouvait pauvres ej en décadence dans un temps où I'od pouvait dîner chez Le baron d'Holbach avec Voltaire d'abord, Montesquieu, Rousseau, Buffon, Helvétius, Duclos, Marmontel, Diderot, d'Alembert; où Ton voyait débuter Beaumarchais, le second des comiques français el l;abbé Delille le chef d'une de nos écoles de poésie, si Voltaire nous trouvait pauvres alors, que dirait-il aujourd'hui1? »

De telles admirations ne lui permettent pas d'apprécier beaucoup les grands défenseurs des idées nouvelles. « Je serais ennuyeux comme un faiseur de prose poétique », dit-il en songeant peut-être a Chateaubriand; et, en parlant de Mme de Staël, qu'il a plusieurs raisons de ne pas aimer : « Quand l'esprit vient à lui manquer, elle a recours aux phrases sentimentales et à ce qu'on appelle le style romantique. Quand Mme de Staël, à force de chaleur de tète, était parvenue a déguiser un sentiment commun sous l'emphase de mots extraordinaires et singulièrement groupés, elle croyait fermement avoir fait faire un pas au style du siècle de Louis XIV2. » Sur Schiller : « J'ai lu tout Schiller, qui m'ennuie, parce qu'on voit le rhéteur3. » Pour se résumer enfin : « Mes bètes d'aversion, ce sont le vulgaire et l'affecté1. » Or, voilà bien la pure doctrine classique.

L'époque, d'ailleurs, n'est-elle pas une époque d'épuisement intellectuel et de lassitude? Si la

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