Deuxième série, t. VI
:i. Deuxième série : t. XX. \iniil<<; t. XXI. Tibulle; I. XXV. . et Danaé; l. XXXVII. le dernier souper de Néron; l. XXXIX. lu bacchante. En mitre, des morceaux en vers aux i. XXII. \\l\ . XXVIII et XXXIII. — A la première série de la revue. Saint- Félix avait donne seulement quelques vers. Promenade, au i. XIX (18 l.a collaboration, interrompue eu 1838,
reprend en 1839, in et il avec une suite d'articles >ur le Lanloc et la Provenu
260 l\ BATAILLE ROMANTIQUE.
L'antique, mais à son antique spécial et de prédilection : l'ère impériale romaine1. »
Comment Charpentier se chargea de l'ouvrage, c'est ce que nous apprend un article d'A. Dumas publié en mai 1864 dans le Journal illustre, à propos d'une réimpression des Nuits de Home. Voici le début de «'et article oublié. Il n'intéresse pas moins l'auteur de Caligula que l'auteur de Cléopâlre. On a discuté assez souvent sur les sources du dramaturge et sur les origines de son théâtre, pour qu'il vaille la peine, à l'occasion, de recueillir son témoignage :
I "ii jour le libraire Charpentier, dont le nom vivra plus longtemps peut-être que quelques-uns des auteurs qu'il a édités, pane qu'il a attaché son nom à un certain format ignoré jusqu'alors dans la librairie, vint chez moi. Je serais bien embarrassé de dire pour quelle cause. Il tenait ;ï la main un paquet d'épreuves, et après que nous eûmes causé un instant de nos affaires, ou plutôt tout en causant de bos affaires, je lui pris le paquet des mains et machinalement je jetai les yeux dessus. Étonné de la facilité gracieuse de certaines phrases, de la simplicité antique des périodes, de la forme à la fois sobre et choisie avec laquelle l'auteur exprimait ses pensées, je demandai à Charpentier :
« Quel livre avez-vous donc là? — Ce livre, me dit-il, c'est tout simplement un coup de tête que je fais. — Comment cela? — Sans doute; j'imprime la première œuvre d'un jeune homme inconnu, sans savoir seulement si je rentrerai dans mes frais. — Diable, savez-vous que c'est méritoire ce que vous faites là! Et comment s'appelle votre livre? — Cléopâtre. — Et votre auteur? — Jules de Saint- Félix. — Tiens, je le connais! — Comment, vous le con-
1. Cléopâtre reine d'Egypte, Paris, Charpentier, 1836, 2 vol. in-8°. — Réimpr. en 185G dans le Mousquetaire d'A. Dumas.
naissez? — De nom seulement. Il fait des vers adorables. - vers! 11 ne manquait que cela, dit Charpentier consterné. \ ous no le dires à personne, n'est-ce pas, qu'il fait dos \. i .' \ une condition. — Laquelle? — C'est que 1110 laisserez lire Cléopâtre. J'aurai fini les deux volumes domain, je vous lo promets. — Oh! gardez-les tant que vous voudrez.... » Et Charpentier me laissa Cléopâtre. Je déposai sur ma table cette admirable étude antique que je recommande à tout lecteur ayant le goût de l'idéal et de la forme à la fois. Je voyageai, j'oubliai Saint-Félix, mais je n'oubliai point Cléopâtre. Cléopâtre avait éveillé en moi le goût de l'antiquité, comme Richard III, Gœtz de Berlichingen, et Fiesco avaient éveillé le goût du moyen âge. Je voulus, au-dessus du portique de la renaissance mettre le fronton de l'antiquité. Je fis Caligula1.... »
C'était une bonne fortune pour le jeune poète que d'être accueilli par Charpentier, un nouveau venu dans le monde des éditeurs, mais qui s'était aussitôt classé par quelques entreprises considérables : le Byron de B. Laroque, les mémoires de la comtesse Merlin, les œuvres de Souvestre, l'édition collective du théâtre de Dumas. A l'automne de 1835, quand Saint-Félix quitta S.\ res pour rentrer à Paris, ils étaient à peu près d'accord. D'une lettre du 2G novembre :
M. Henry Blaze que j'ai vu hier désire avoir l'honneur de vous voir pour une affaire qui nous concerne l'un et l'autre, je crois. Il sera chez lui demain mardi de onze heures à midi et même une heure. Vous seriez bien aimable de prendre la peine d'y passer. Mon déménagement à Paris en ce moment me privera du plaisir de vous voir chez Henry comme j'en avais le projet, mais il a bien voulu se charger t\r mes intérêts et je suis sur que vous vous entendrez