Lettre du 3 février
directeurs. Ses malheurs Pavaient formé a la patience. Il était prêt à toutes les concessions, à toutes les retouches, à toute> les coupures, De réduction en réduction, Télegone finit par n'être plus qu'un scénario de ballet pantomime1. Pour un poète, c'était pousser liés loin — trop loin — l'esprit de sacrifice! mais il n'était pas dans sa destinée de connaître la gloire du théâtre.,..
Par une aventure assez singulière, Saint-Félix qui n'avait pu l'aire jouer une seule de ses pièces se vit, en celle même année, attribuer un drame qui n'était pas de lui. Quand parut VOres lie de Dumas, le Inuil oourut avec persistance que Vacquerie en avait tracé le plan et (pie les vers étaient de Saint- Félix. Malgré les protestations indignées de Dumas-, ce bruit s'esl propagé, E. Fournier s'en est fait
L'écho . lue lettre de février 1N.*>I> remet les choses au point :
Mon clicr ami, Le lendemain de la première représentation de l'Orestie, c'est-à-dire le lendemain de votre triomphe, je faisais imprimer une lettre dans le Mousquetaire pour déclarer que je n'avais pas écrit un seul vers de votre drame antique. Cette lettre, à ce qu'il parait, n'a pas convaincu tout le monde. Bien des gen.8 persistent à me croire votre collaborateur. Dans ce cas-là, il faut laisser dire. I,a vérité se fait jour toute seule, tôt ou tard.... Suivez mon conseil, cher ami. Laissez dire, laissez passer.
L*enfant grandira, VOrestie entrera glorieusement dans le monde littéraire et à ses beautés caractéristiques on