EDGAR QUINET ET F. BULOZ
Lorsque François Buloz, reprenant en 1831 l'œuvre morte de Ségur-Dupeyron et Mauroy1, se préoccupa de réunir autour de lui toutes les forces vives de la jeune littérature, E. Quinet fut des premiers appelés. Cette collaboration devait être féconde. Malgré des dissentiments passagers, — de ces querelles inévitables entre un administrateur soucieux des intérêts matériels de son entreprise et un écrivain d'indépendance absolue, — leur estime réciproque ne s'affaiblit pas.
Ils étaient dignes, d'ailleurs, de se comprendre. On a beaucoup raillé Buloz : c'est le sort commun «1rs directeurs de revues. Leur office n'est pas seulement de recevoir des articles, mais d'en refuser : le mal qu'on dit des uns, le bien qu'on dit des autres, autant de raisons de n'être pas aimé. Et