I. Sous sa première forme, la Revue des Deux Mondes n'avait
vécu que quelques mois.
quand il s'agit d'une revue comme la Bévue des Deux Mondes, quand on est resté plus de quarante ; » 1 1 — à sa tôte, quand on a été, par surcroît, commissaire du roi près le Théâtre-Français, cela représente bien des haines accumulées. En dépit de toutes les rancunes, pourtant, il semble bien que Buloz ait été un esprit très élevé, capable à l'occasion d'un véritable courage. Quinet, du moins, n'eut pas à se plaindre de lui. Jusque sous l'empire, M. II. Monin la bien montré1, il trouva, chez cet ami ancien, une svmpathic agissante. Voici quelques documents relatifs aux premiers temps de leurs relations.
Un peu lasse par les interminables polémiques que souleva la question des Poèmes du XII siècle, Oui net, à la fin d'août 1831, quitta Paris pour l'Allemagne. Son amour pour Minna More l'attirait à < rrunstadl : dans la tranquillité de la petite ville, la méditation lui semblait plus facile; son courage renaissait^ — et son ardeur à poursuivre les grands travaux entrepris. « Je profite de ce temps de retraite, écrit-il à Michelet en octobre, pour achever mon Juif errant. Je prépare aussi mon Histoire des traditions épiques. Voilà Duveyrier destitué de l'Imprimerie royale, je n'ai plus guère d'espérance d'y pouvoir faire imprimer le Parceval, mais mon Histoire paraîtra quand même.... Je viens aussi d'écrire une brochure politique de deux ou trois feuilles sur les rapports politiques de la France et