‹ La bataille romantique (volume 2)Chapitre 19 sur 146 · G février · texte numérisé non relu

G février

délire ;m Heu du génie... ». Et plus loin : « Je ne suis ni romantique comme vous l'entendez, ni classique comme ils l'entendent; je suis ce que je peux être ' ».

Victor Hugo est presque aussi prudent. La première édition «les Odes, en 1822, se présentait avec un avertissement très solennel, mais très bref et très vaguer. La seconde, en 18^.'{, était plus cal rique : il attaquait l'ode traditionnelle et la poésie pseudo-classique. L'année suivante, il gémit de l'abus «pie l'on a fait de 868 paroles : « Il a eu la douleur de voir ses principes littéraires, qu'il croyait Irréprochables, calomnies ou, du moins, mal interprétés. C'est ce qui le détermine aujourd'hui ;i fortifier cette publication nouvelle d'une déclaration simple et loyale, laquelle le mette à l'abri de tout soupçon d'hérésie dans la querelle qui divise le public lettré. Il y a maintenant deux partis dans la littérature comme dans l'État; et la guerre poétique ne paraît pas devoir être moins acharnée que la guerre sociale n'est furieuse. Les deux camps semblent plus impatients de combattre que de traiter.... » Pour lui, le rôle qu'il réclame, c'est le rôle de conciliateur : « il ignore profondément ce que c'est que le genre classique et le genre romantique.... En littérature, comme en toute chose, il n'y a que le bon et le mauvais, le beau et le diflbrme, le vrai et le faux -.... »

1. 33 mars et 13 juin 182i. Il est vrai de dire que, dans la 4' livraison de ta Mate (octobre 1823), sous la signature d'IIolmondurand (Durangel), on article consacré à la Mort de Socratc et aux Nouvelles Méditation*, s'était permis, à côté de grands éloges, quelques réserves.

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