Du Style, dans te t. VI du Mercure du XIX s
3. Z, A, ('.. signatures aux Débats de Holl'iuan, Féïetz et Duviquet.
4. Sur la première représentation, assez houleuse, voir La Pandore des 14 et 15 mars.
Francis (baron d'Allardi) font jouer, le 18 août, aux Variétés, l'Imprimeur sans caractère ou le Classique et le Romantique. Et comme de simples farces ne suffisent pas, l'Oiléon, cherchant péniblement sa voie, montera, le 10 février 1825, Roman à vendre de Bayard, et, le 13 août, les Deux Ecoles de Léonard et Ader, comédies en 3 actes et en vers.
Vaudevilles burlesques ou comédies à prétentions satiriques, la fantaisie est assez médiocre dans toutes ces œuvres. La polémique cependant a changé de terrain. On ne se contente plus de reprocher à la nouvelle école ses excentricités, on lui en veut surtout de ses succès. On s'est aperçu que ces imaginatifs ont l'esprit singulièrement pratique, que leurs folies sont sages, qu'ils excellent à lancer des modes nouvelles, pour les exploiter, à exciter la curiosité du public, à mettre en coupe réglée les auteurs du dehors et qu'en somme l'école a l'air, un peu, d'une maison de commerce.
Des éditeurs adroits font le jeu des romanciers et des poètes, — qui font leur fortune. Au libraire classique de jadis, « chapeau à cornes, large habit brun, gilet blanc bordé d'effilés, culotte et bas noirs, canne à bec de corbin, » s'oppose le libraire romantique « mis dans le dernier genre, chapeau de soie, gilet de poil de chèvre, cravate à l'anglaise, redingote à manche de gigot, pantalon à larges plis et bottes à talon ' ». Il a remplacé les lunettes classi-
I. Imprimeur sans caractère. C'est le portrait de Lad vocal, le libraire qui éblouit Paria de son faste, jette l'argenl par les
fenêtres, se promène ilans un cabriolet à ses armes (deux ancres avec |,i devise : Aide:-moi!), et, du l'alais-lïoval. centre de toutes
ques par le lorgnon élégant. Un jockey l'accompagne dans ses courses ou ses promenades. Les petite- affaires ne sont pas pour lui; partout, on célèbre ses largesses et son audace : il « achète un manuscrit 100 louis dans les journaux, pour Pamour-propre de L'auteur, cl 300 francs espèces sonnantes, pour la bourse de l'homme de lettres ' ». Dans sa maison, les tirages commencent toujours par la cinquième édition, et le dixième mille est eu venle. quand le premier sommeille encore dans les magasins. 11 sait l'art d'attirer l'attention du lecteur par des lignes de points, par des épigraphes étranges, H de réserver au milieu des pages de larges blancs qui donnent une importance aux vers les plus anodins et élèvent une plaquette à la dignité d'un volume-. Et quelle variété dans ses entreprises!
J'aurai des traducteur», des romans a fracas
El des collections... qui n'en Uniront pas!
Noua vendrons de l'Anglais, du Chinois, du Tartare,...
du Français, même, à condition pourtant qui' ce Français soit habillé à la mode étrangère, car la vogue de \V. Scott a déterminé le décorde toutes
les débauches, lait rayonner sur la France les œuvres les plus nobles de la littérature moderne. — Janiu raconte qu'après avoir vu la pièce, « il envoya au comédien qui le représentait l'habit, le gilet, le pantalon que lui-môme avait portés! Gilet a (leurs
panachées, habit à Moutons d'or, pantalon pris blanc rave de
bleu!... Apprenez, monsieur, disait Ladvocat au comédien, a vous habiller historiquement, lorsque vous représentez un personnage historique. » (Portraits et Caractères contemporains, p. 232.)