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de Saint-Valry.
LA BATAILLE R0MANTIQU1 .
donné quelques poètes devant lesquels ils s'inclinent el qui, par une aberration singulière, leur semblent les apôtreS d'un art nouveau. Six mois ayant la Muse française, onl paru chez l'éditeur Persan les Tablettes romantiques*. Le volume était orné des portraits de Soumet, «le Guiraud, d'Ancelot, de Nodier, eelui-ci avec son air habituel de finesse el de simplicité, les trois autres fièrement
campés, le front découvert, le c légagé par îles
draperies flottantes, les cheveux artistement ondulés, l'œil étincelant, — face à la foule, et à l'avenir. Us resteront les maîtres vénérés du premier cénacle. Soumet a le prestige, d'abord, de cette étonnante souplesse d'esprit qui a permis sa précocité de poète, et qui lui a permis aussi d<- chanter tour à tour, avec nue égale sincérité, tous les pouvoirs successifs. Au\ Jeux floraux, à l'Académie française, au théâtre, il n'a connu que le succès. Dans les concours, son indifférence du sujet le sert merveilleusement. Le fanatisme, l'incrédulité, tes embellissements de Paris, les derniers moments de Bayard^ la découverte de la vaccine, quel que soit le thème, il est toujours prêt à l'enthousiasme eu à l'émotion. Et cette émotion, étant banale, est communicative : la Pauvre Fille nous a valu toute une série d'élégies pleurardes. A deux jours d'intervalle, le 7 et le 9 novembre 1822, sa Clytemnestre et son Saùl ont obtenu, à la Comédie Française et à l'Odéon, un double triomphe. Séduisant avec cela, d'un accueil bienveillant, d'un charme personnel qui ne laisse pas la force de lui reprocher ses palinodies. Pour