‹ La bataille romantique (volume 2)Chapitre 32 sur 146 · Premier volume de la série des Annales romantiques · texte numérisé non relu

Premier volume de la série des Annales romantiques

ces débutants, il esl la poésie même. V. Hugo retrouve dans Saiil « toute l'immense épopée de Milton1 ». — « Notre grand poète Soumet... », dira-t-il encore après son « abjuration2 ». J. de Rességuier lui dédie ses Tableaux poétiques. Quant à Emile Deschamps, il nous a transmis, en une pièce de vers, le souvenir de leur première rencontre. Le morceau est tout vibrant d'un enthousiasme pieux :

Un jour, — étais-je enfant! —j'appris, non sans terreur.

Qu'Alexandre Soumet lui-même, le poète

Dont les vers, au collège, avaient tourné ma tète,

Désertai! sou Toulouse et dans notre maison.

Précisément, venait [tasser une saison!

Tout mon corps de quinze ans. devant cette nouvelle.

Trembla comme Psyché, quand l'amour se révèle,

Kl je restai muet, et dans le saint effroi

D'un vassal averti de rapproche du roi.

Mon front rougit ensemble et d'orgueil et de honte3....

De tels admirateurs ne se résigneront pas sans peine à Tavortement d'une carrière qui s'annonçait si brillante. Dans une lettre à É. Deschamps du 30 octobre 1836, A. Guiraud revient avec mélancolie sur le passé :

1. Article du Moniteur. 20 novembre 1822. Cité par lîiré. V. Hugo avant 1830. p. 27'J. — Comp. l'article de Desjardins dans la 3* livraison de la Muse française.

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