Rességuier, Recueil de 1817, p
médiocre '.... » Cette attitude prudente restera, pendant plusieurs années, celle de l'Académie toulousaine. En 1819 d'abord, puis en 1880, elle mel au concours ce problème de critique : « Quels sont les caractères distinctifs do la littérature ;'i laquelle on a donné le nom de Romantique, el quelles ressources pourrait-elle offrira la littérature classique? » Poser ainsi la question, c'eal indiquer d'avance la solution attendue, • solution moyenne, équitable*.
- restrictions, d'ailleurs, ue son! pas faites pour décourager les romantiques de la première génération. Eux-mêmes ne s'exprimeraient p;is autrement. Dans le passé, il n'y a qu'une chose qu'ils répudient : rhéritage intellectuel du xvur siècle, liais, par delà l'époque Irréligieuse, toutes les traditions leur sont chères. Les gloires nationales, les idées monarchiques, les idées chrétiennes : ce
soûl les sources sucrées de leur poésie.
Aisément, l'auteur dé VOde sur,fe rétablissement
de Ui slutue de Henri IV trouva à Toulouse des admirateurs. Les lettres publiées par E. Biré nous font connaître l'intimité qui le lie, entre 1849 et is^^,à Soumet etJ. de Rességuier3. Ce Victor Hugo des jeunes années esl charmant : simple, spontané, d'une modestie véritable. E. Biré a raison de 1 aimer; il a tort seulement de l'aimer surtout en songeant à son évolution future, — qu'il n'aime pas. Autant que de lui-môme, le débutant se
1. Rességuier, Recueil de 1817. — Sur Jules de Rességuier, voir E. \>si>, les Petits Rotyantiqaei; P. Lafond, VAube romantique, 1910.
2. Voir, dans le Recueil de 1821, le discours couronne de M. de la Servière et le rapport du secrétaire perpétuel.