‹ La bataille romantique (volume 2)Chapitre 47 sur 146 · E. Biré, liv. cilé, en. iv · texte numérisé non relu

E. Biré, liv. cilé, en. iv

préoccupe de ses amis, de Vigny, de Gaspard de l'on-, de Saint-Valry, de Hocher. qu'immorlalisera Lamartine, de Durangel, ce poète-érudit qui semble prendre plaisir à dérouter la curiosité par la variété de ses pseudonymes.

Après les premières Odes, remarque Biré, « tous rapports cessent entre les Jeux floraux et le chantre des Vierges de Verdun.... ». Faut-il accuser le poète seul de celte rupture? Ce qui est certain, c'est qu'en cette année même l'attitude de l'Académie n'est plus ce qu'elle était. Les Stances désobligeantes lues le 30 juin 1822 parle marquis d'Aguilar ont pu sembler une critique assez vive des Odes el Poésies diverses parues le même mois1....

L'aimée suivante, une autre académie provinciale, l'Académie Royale de Rouen, entre à son tour dans la lutte, — avec plus d'âpreté. Défenseurs du passé et partisans des idées nouvelles bataillent en une série de harangues jusqu'à la séance de rentrée du 14 novembre 1824. Quelques phrases du discours prononcé à cette occasion par Ulrie Guttinguer sont à retenir : « Qu'on nous pardonne do désirer que notre jeune littérature soit encouragée à tenter de nouvelles voies, plutôt que ramenée durement, comme j'en suis témoin chaque jour, dans les routes battues et usées de ses devanciers.... Le biii des novateurs est évident : ils veulent que les autels se parent de poésie, que nos souvenirs historiques revivent, que nos temps soient connus, que notre l)ieu et notre pays soient chantés-.... »

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