‹ La bataille romantique (volume 2)Chapitre 57 sur 146 · Préface de François II · texte numérisé non relu

Préface de François II

tentative eut un médiocre succès. Pendant de longues années, Voltaire n'a que des sourires pour le président. Sur son érudition, sur son esprit, sur soupers, il est intarissable. Cette tragédie seulement lui inspire des réserves : « J'ai eu une grande dispute avec M. le président Hénault, au sujet de François II: et je vous en lais juge. Je voudrois qtte, quand il se portera bien et qu'il n'aura rien à l'aire, il remaniât un peu cet ouvrage, qu'il pressât le dialogue, qu'il g jetât plus de terreur et de pitié et même qu'il se donnât le plaisir de le faire en vus blancs, c'est-à-dire en vers non rimes. Je suis persuadé que celte pièce vaudroit mieux que toutes les pièces historiques de Shakespeare et qu'on pourroit traiter les principaux événemens de notre histoire dans ce goût1.... » C'est à la fois reconnaître l'intérêt de la tentative et vouloir lui enlever toute portée.

Mme du Deffand est plus catégorique. La préface l'avait séduite par son air de nouveauté, mais quelle désillusion à la lecture de l'œuvre! « Vous ave/ dû recevoir le François II du président; la préface m'en avoit plu, j'ai voulu lire la pièce, le livre m'a tombé des mains.... » Pour se refaire, elle a ouvert son Shakespeare, Othello, Henri VI.... Et Shakespeare a « fait à son âme ce que le lilium fait au corps »; il l'a « ressuscitée2 ».

Et voici enfin le jugement de Collé : « J'ai fait relier le Fils naturel avec les œuvres dramatiques du président Hénault et la tragédie du Trem*

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