v Walpole, !•"> décembre
112 LA BATAILLE R0MANTIQ1 E.
blement de terre de Lisbonne par André, perruquier. Non que je veuille comparer l'esprit de Diderot et celui du président à l'absurdité et à l'imbécillité d'André; mais c'est que je pense «hbonne foi que les deux premiers n'entendent pas plus le théâtre et l'art dramatique que le dernier; aussi ai-je l'ail mettre au dos de ce livre : Recueil de monstre* dramatiques1*... » Il est vrai que Collé n'a pas cou lu un- d'être bienveillant, qu'il a ses idées sur le théâtre historique, qu'il va donner bientôt la Partie de c/iasse de Henri IV. Cette petite comédie,
tissante el puérile, est le grand objet de ses préoccupations! Il ne peul pardonnera Mme de Pompadour d'avoir mis obstacle à sa représentation. Quand elle est jouée à Bagnolet, en l'honneur delà maltresse du duc d'Orléans, il nese tient pas de joie et d'orgueil : <■ Mon Henri IV fit la sensation la plus grande.... Le maréchal de Richelieu me dit, à ce sujet, en me faisant des eomplimens, qu'il y avoit pleure de très bonne foi, et que les larmes qu'il y avoit répandues ne ressembloient pointa celles qu'il avoit versées à des tragédies, que ce n'étoit point là des larmes d'emprunt.... Le duc de Choiseul, quelque âme de courtisan et de ministre qu'il ait, y a aussi pleuré-.... » Ce succès n'est-il pas décisif? La Partie de chasse poflr la comédie, le Siège de Calais pour la tragédie marquent exactement la place que le théâtre peut abandonner à l'histoire. A vrai dire, la personnalité du président importe assez peu dans tout cela. Le débat est d'un intérêt