Chap. xxx, t. III, p
oui pu fournir des armes aux ennemis de la tragédie. Mais il a nue excuse : assez, peu familiarisé avec la tangue espagnole, ayant quelque peine à manier les textes originaux, il a jugé d'après Bchlegel et Bouterweckr1.
Sous une pareille direction, il était difficile de rester dans une un-sure loul à l'ait juste. Les critiques doutre-Bhin ont apporté dans le débat comme une animosité personnelle. Ce qui les inspire, ce n'est pas seulement une admiration sincère pour le génie anglais ou espagnol, ce ne sont pas «les affinités de race ei d'esprit; c'est surtout le désir de réagir contre l'influence française trop longtemps oppressive. Schlegel veut repousser « avec une juste énergie » cette « prétenlion qu'ont les Français de s'ériger en législateurs universels du bon goût ' ». Heine l'a très bien indiqué : « Ce qui a grossi sa gloire, c'est la sensation qu'il produisit en France en attaquant les autorités littéraires de ce pays. Nous nous sommes beaucoup égayés de voir notre vaillant compatriote démontrer aux Français que toute leur littérature classique était sans valeur aucune.... » A célébrer Shakespeare et Calderon , l'amourpropre national allemand se satisfait.
Aussi est-il prèl à des enthousiasmes assez éoleotiques. « II se montre en général partisan d'un goût simple et quelquefois même d'un goût rude, remarque Mme de Staël; mais il fait exception à cette façon de voir en faveur des peuples du
1. Voir i. III. p. 100 el 375. L'Histoire de In littérature espagnole de Bouter week ;i été traduite en INH'.