Lettre du 24 juillet 1X
2. lin IS21 ont paru aussi le Shakespeare de Guizot et le Schiller de Harante. A la môme époque commence la grande
popularité des romans de Waller Scott: sur leur influence (//•<!matiqae, voir l'article de Hugo dans la première livraison de la Muse française.
des révolutipna terribles, sans cesse renaissantes. qui. de françaises, deviennent européennes et près desquelles les guerres civiles dont Corneille fut le témoin ne sont que des jeux d'enfants, écrit en 1820 le comte de Gain-Moutaignac, quelle émotion et quelle étude irions-non-- chercher au théâtre tel qu'il existe? Que peuvent maintenant nous appren?
<lre des poèmes écrits dans un langage conventionnel, nous offrant de-- personnages qui portent pins -nin ent 'ni masque habilement colorié (prune figure vivante? Vieillis par une longue et dure expérience, il nous est devenu impossible d'être intéressés par des ouvrages qui ne reposeraient que Bur un idéal convenu ; et le langage magnifiquement vague de la tragédie en vers, sa froide pompe et ses narrations épiques ont usé en France tout leur effet. Nous avons besoin désormais d'un art plus simple, plus près de la nature et de la vérité, On ne pourra plus commander notre intérêt qu'en nous montrant les hommes qui ont influé sur le sort des peuples, tels qu'ils ont été en effet; en les taisant parler et agir comme nous sentons qu'ils ont dû agir et parler '... ». Et le comte de Gain ne s'en est pas tenu à des discussions théoriques. Trop oublié, son livre est d'un véritable précurseur. Deux des pièces, au moins, qui le composent sont remarquables de sobriété, de précision vigoureuse et — sans aucun artifice — d'intensité dramatique.... Ch. de Rémusat n'a pas tort de célébrer la