‹ La bataille romantique (volume 2)Chapitre 87 sur 146 · Voir ci-dessus, chap. i et n · texte numérisé non relu

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encore, des poètes ignorés sont prôts à répondit' à un appel. • Il suffisait dans chaque ville, écrira Sainte-Beuve, de deux <>n trois jeunes imaginations un peu vives pour donner réveil et sonner le tocsin littéraire '. »

De pareils concours ne sont p;is à mépriser. Aux fondateurs du Provincial de Dijon, Hugo prodigue ses encouragements : « La France est un pays défaillant el appauvri, Paris est une ville pléthorique* ». Il appartient au romantisme de découvrir la province méconnue et de la l'aire vivre. Il faut que, de clocher en clocher9, le nouvel évangile littéraire se propage, que le même culte de Part unisse tons les poètes.

Durant l'hiver de L828?1829, Louis Bertrand, un des créateurs de la petite feuille franc-comtoise,

1. Préface du Gaspard de la nuit de L. Bertrand, Angers, Pavie, l s i 2 . — Sur le mouvement littéraire en province el Bur 1rs efforts de la province pour sedégager de Paris et défendre sa personnalité, voir dans le volume d'Aimé de Loy (Préludes poétiques, Lyon, 1*27, in-12), les Btatuts el le programme de l'Académie provinciale constituée à Lyon 1»; 18 octobre 1826 sous la présidence d'honneur de Chateaubriand. Pour l'année 1827, le président est Charles .Nodier: parmi les membres, au milieu d'une série de littérateurs provinciaux, Casimir Delavigne, It. Gay, Hugo, Guttinguer, Lamartine. Rabbe, Saint-Valry, Vigny. — L'Académie qui, avec sou journal l'Indépendant, veut faire échec à la centralisation littéraire, se défend d'ailleurs d'être inféodée à aucune école, el les Préludes d'A. de Loy, le

premier volui ju'elle ait publié, ne pèchent pas par un excès

d'originalité. Cf. B. Dupuy, Liv. cit., t. Il, chap. m.

2. Le Provincial fondé par Th. Foisset: le 1er numéro parut le ior mai 1828 avec ce sous-titre qui fut supprimé aussitôt : Journal dédié aux 85 départements. La lettre de Hugo dans Jeu" du 30 juillet. Dans celui du 31 août des vers signés A. de M. (Musset) : Un rêve, ballade. (Voir 11. Chabeuf, L. Bertrand et le romantisme à Dijon, Dijon, Daranlière, 1889, in-8°.)

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