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La muse, nos amours, hier si négligée

Convoite une parure avant tout exigée :

Ferronière à son front, bouquet rose à son sein, Fine mouche aiguisant son sourire assassin :

de vers, et c’est Th. Gautier qui donne l’exemplet.

« J'étais pour les aurores littéraires plutôt que pour les soleils couchants, dira A. Houssaye. J’ai donc appelé à l’Artiste toute la jeunesse efflorescente des arts et des lettres?... » Efflorescente, — effervescente aussi. A la suite des aînés, une génération nouvelle va entrer dans la lutte, la génération de 1820, celle à qui nous devons Leconte de Lisle (1820), Baudelaire (1821) et Banville (1823). Déjà, celui-ci a fait ses preuves et donné des gages. Il a tout pour être le disciple accompli, cette précocité de talent, cette facilité où n'atteignent jamais des artistes plus originaux, ce besoin

d'admirer...

__ D'entrée,ila adopté les enthousiasmes de son maitre, et ses haines — plus pittoresques que féroces d’ailleurs. : La préface des Carialides, en 1842*, a tout à fait le ton et les allures fringantes chères à Th. Gautier : « On a trouvé étonnant que moi, rêveur obscur, j'aie osé atta-

C’est la rime...

Deux écueils sont à fuir, cher Henri : sans aimer

Profaner les plaisirs, — et les vers sans rimer. (T: V, p. 167.)

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