‹ La bataille romantiqueChapitre 121 sur 139 · Sonnet À une créole, 25 mai · texte numérisé non relu

Sonnet À une créole, 25 mai

modèle, ample du buste et ajusté sur les hanches, d'une correction irréprochable, jusqu'aux moindres plis calculés et voulus : « Byron habillé par Brummel », dit Levavasseur.

Il faut qu'on le distingue. Même avec ses familiers les plus chers, il reste sur la réserve. En 1843, il a laissé ses amis Prarond, Levavasseur et Dozon publier seuls le livre de Vers auquel il avait promis d’abord de collaborer : est-ce mouvement de mauvaise humeur provoqué par quelque critique ou, plus simplement, désir de s’isoler‘?... Encore moins voudrait-il être compté parmi les héritiers du romantisme vieillissant. Les exagérations de l’école, le vacarme dont elle s’entoure, ce cabotinage vulgaire lui répugne : « le rococo du romantisme, le plus insupportable de tous?. »

A l'égard de V. Hugo, il s'en est toujours tenu à une déférence dénuée de sympathie. En revanche, une amitié véritable l’unit à Banville* et, par lui, à Gautier, il leur restera fidèle, mais cela n'implique pas une adhésion à leurs doctrines. À aucun prix, il ne se laisse enrôler. Sa grande joie est de contredire, — de

r. Voy. dans Crépet (p. 42), d’après Prarond, la liste des pièces des Fleurs du mal déjà composées en 1843.

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