‹ La bataille romantiqueChapitre 125 sur 139 · et 28 février · texte numérisé non relu

et 28 février

la démolition. Ivresse littéraire ; souvenir des lectures!.»

L'ivresse, d'ailleurs, était générale : quelque chose de grand se préparait, à quoi la poésie ne pouvait demeurer étrangère. « En 1848, dit-il encore, il se fit une alliance adultère entre l’école littéraire de 1830 et la démocratie, une alliance monstrueuse et bizarre. Olympio renia la fameuse doctrine de l’art pour l’art’... » On sait l'attitude de V. Hugo, le rôle de Lamartine, et comment À. de Vigny brigua les suffrages des électeurs de la Charente. Les disciples suivaient les maîtres. Banville lui-même descendait de son Olympe. Ses articles du Pamphlel, du Corsaire, du Dix-Décembre marquent le changement qui s’est fait en lui‘. Ce n’est plus seulement sa vulgarité intellectuelle qu’il reproche à la bourgeoisie, c’est surtout son égoïsme de classe; il s’indigne de cette lächeté morale et s'’acharne à la poursuivre; il a compris enfin que l’art pourrait être autre chose qu'un jeu, ilest presque arrivé — un moment — à sentir l’artificiel des vieilles marionnettes romantiques : « Aveuglée aujourd'hui et détournée de sa route, l’école romantique de 1830 mène l’art aux abimes‘.... »

L'avènement de l’empire eut bientôt calmé cette fièvre. Du haut de son rocher, Olympio continua à

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