Mes premières années de Paris
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tour l'émotion extasiée qu'avaient connue avant lui Turquéty, V. Pavie, tant de jeunes poètes « échappés de province ».….
Le maître triomphant est venu jusqu’à moi EL j'ai touché sa main comme la main d'un roit!...
Mais lui ne devait jamais renier son Dieu; il allait, pendant près de soixante ans, rester le desservant fidèle du même autel.
Ce n'est pas sans inquiétude que son père le voyait s'engager dans cette voie; il exigea qu'il se préparût à l'École Polytechnique. Vacquerie feignit de céder, mais ne renonça à rien. Un vrai poète ne renonce jamais. N'était-ce pas ainsi que le général Hugo, vingt ans plus tôt, avait contrarié la vocation de son fils? Comme les mathématiques ne lui réussissaient guère, il essaya du droit, sans plus d’ardeur. En novembre 1898, la première représentation de Ruy-Blas emporta tous ses scrupules.
Son premier livre, l'Enfer de l'espril, parut en 1840, avec un frontispice de Louis Boulanger. Mais le théâtre surtout l’attirait, avec ses batailles, son fracas, ses succès plus brillants. Le Hugo qu'il admirait plus que tout autre, c'était celui d'AHernani, de Marion Delorme, de Ruy-Blas... En 1841 déjà, il avait un drame prêt à affronter la scène. Comme principale interprète, il rè-