‹ La bataille romantiqueChapitre 128 sur 139 · L'Enfer de l’espril, daté de mai · texte numérisé non relu

L'Enfer de l’espril, daté de mai

vait de la grande étoile romantique, la glorieuse interprète d’Adèle d’Hervey, de Kitty Bell, de Marion Delorme. Mais Marie Dorval était d'humeur voyageuse et il était difficile à un débutant de parvenir jusqu'à elle. Vacquerie eut recours à Victor Hugo.

Je vous croyais bien loin de Paris et depuis bien longtemps, mon cher maître, mais puisque vous n'êtes pas encore parti, j'en profite pour vous imporluner une fois de plus. Vous savez qu'il n’est don que de roi et qu'il n'est peschier qu'en la mer, votre Louis XI le dit. Ne vous effrayez pas trop d'avance cependant, je ne vous demande que deux minutes et deux lignes. J'ai une pièce où il y a un rôle qui désire M"° Dorval. Si je lui porte la pièce quand elle viendra à Paris, elle me la rendra probablement sans la lire. Ce que je vous demande, ce sont deux lignes où vous la prieriez de lire jusqu'au bout la pièce que je lui porterai. Qu'elle la lise, c’est assez. Elle la refusera si elle veut, ce n’est pas là la question. Je ne vous fais compliment qu'aujourd'hui du magnifique triomphe de Ruy-Blas”. Il va déjà un mois et ce serait un vieux succès pour un autre, mais ce n'est pas votre gloire qui peut jamais vieillir. Je n'ai pas peur que Ruy-Blas ait déjà des rides. Il est jeune de l'éternelle jeunesse du cœur humain. Je peux toujours me vanter de vous avoir fièrement applaudi. Comme tout le.monde en faisait autant, je ne puis pas dire que j'y aie été pour plus d'un deux-millième, mais jyaiété pour un bon deux-millième*.….

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